Soulèvements et révolutions arabes: les prochaines étapes

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Vendredi dernier, Frédéric Charillon, spécialiste français sur les questions internationales et stratégiques et sur la politique étrangère de la France et de l’Europe et sur le monde arabe, a discuté avec Jérôme Cauchard, consul général de France à Toronto et quelques journalistes francophones de l’avenir de ce qu’on a appelé le Printemps arabe et du rôle de l’Occident assurer la stabilité politique dans ces pays.


Organisé au Four Seasons, le petit-déjeuner concluait la visite en Ontario du fonctionnaire français, qui a donné au passage plusieurs conférences dans les universités ontariennes sur son sujet de prédilection.


Lors de la discussion informelle, Frédéric Charillon a comparé les différentes situations que l’on a tendance à mettre dans le même panier et pointé du doigt les possibles réussites et les probables difficultés à venir. De tous les pays qui ont connu un soulèvement, il pense que la Tunisie et celui qui pourrait le plus rapidement et le plus facilement mettre en place une démocratie avec un système pluri – partis. Selon lui, il y a une longue tradition de laïcité et un degré d’éducation qui permet la mise en place d’un nouveau système.


L’Égypte par exemple est dans un cas de figure moins reluisant, toujours selon Frédéric Charillon, qui se questionne sur la façon dont la situation va basculer à la tête du pays. Pour lui, seuls l’armée ou les Frères musulmans sont assez organisés pour prendre le pouvoir.


Reste les derniers pays en date à avoir connu des soulèvements, la Libye et la Syrie. Ses deux pays à très forte culture militaire.


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La Libye a largement été aidée dans la volonté de changement par les puissances occidentales, mais pour la Syrie la situation est plus compliquée. Frédéric Charillon explique que personne ne veut mettre son grain de sel en Syrie, bien que la population appelle à l’aide. Par exemple, la France reste très proche du Liban qui sert souvent d’exutoire de violence au régime de Damas. Personne n’a vraiment d’intérêt à voir tout exploser en Syrie.


Selon le spécialiste, l’Occident a compris qu’imposer la démocratie par la force ne fonctionne pas (Irak, Afghanistan) et joue maintenant la carte de l’appui militaire et financier pour aider d’éventuels pas vers la démocratie.


La fin du petit-déjeuner a dérivé sur la question de la position d’Israël, en rapport avec la volonté de la Palestine de voir l’ONU reconnaître un État palestinien.


Pour Frédéric Charillon, dans ce contexte de mouvement démocratique, plus ou moins avancé bien sûr selon les pays, celui qui restera immobile se verra pointer du doigt. Il va donc falloir que tout le monde fasse des pas en avant pour ne pas se retrouver dans le rôle du vilain petit canard.

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