Rob Ford fumait du crack peu de temps avant d’aller en détox

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Le maire de Toronto a admis, en entrevue à la CBC mercredi après-midi, qu’il fumait du crack aussi récemment que durant les semaines précédant le début de sa cure de désintoxication en mai.

M. Ford n’a pas voulu dire s’il démissionnerait de son poste ou quitterait la course à la mairie si d’autres photos ou vidéos gênantes de lui étaient publiées.

Sa cure de désintoxication de deux mois dans un établissement situé au nord de Toronto a «sauvé ma vie», a dit M. Ford. «J’avais un problème sévère… depuis des années», a-t-il dit. «J’étais devenu mon pire ennemi.»

M. Ford a fait les manchettes un peu partout dans le monde en novembre dernier après avoir admis, à la suite de plusieurs mois de déni, qu’il avait déjà fumé du crack, environ un an plus tôt, durant un «moment d’ivresse profonde» («drunken stupor»).

Il a raconté qu’il avait déjà bu dans son bureau à l’Hôtel de Ville, mais n’y a pas consommé de drogue, a-t-il assuré. Il a aussi affirmé qu’il n’avait jamais touché à l’héroïne.

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Rentré à Toronto lundi, Rob Ford accorde des entrevues en tête-à-tête à un nombre limité de médias cette semaine, alors qu’il sollicite un deuxième mandat le 27 octobre.
 
Le maire a défendu sa décision de rester en poste, affirmant que «c’est ce que j’aime» et que «ma maladie n’a rien à voir avec ma profession».

Interrogé au sujet de son refus de rencontrer un enquêteur de la police au sujet de sa consommation de crack et de sa relation possible avec des trafiquants, il a répété qu’il suivait les conseils de son avocat. 

Rob Ford n’a pas voulu commenter comment une femme, qui était en cure de désintoxication avec lui, s’est fait arrêter en mai dernier pour conduite en état d’ébriété au volant de son véhicule. Il s’est contenté de dire qu’il lui avait donné les clés du VUS de luxe, mais que le reste était «confidentiel».

Pour sa part, le candidat à la mairie John Tory a demandé à nouveau la démission du maire.

M. Tory a souligné que Rob Ford continuait de refuser à répondre à de nombreuses questions, notamment au sujet de sa possible relation passée avec des trafiquants de drogue. «Pourquoi refuser de rencontrer la police s’il n’a rien à cacher?», a-t-il demandé.

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M. Tory a ajouté que le maire, qui a nié à nouveau être homophobe, a refusé à nouveau de dire s’il assisterait au défilé gai l’an prochain. Rob Ford a aussi blâmé ses problèmes d’alcool et de drogue – sa «maladie» – pour des commentaires considérés comme racistes.

La candidate Olivia Chow, de son côté, diffuse déjà depuis quelques jours des publicités contre Rob Ford, sur le thème de son retour de détox, qu’elle qualifie de «distraction».

Pour sa part, Rob Ford a assisté à la réunion du comité exécutif, lors de son retour au travail mercredi matin. Il n’a pas voulu répondre aux questions des journalistes par la suite. Le maire adjoint Norm Kelly présidait le comité exécutif, étant donné que M. Ford a été dépossédé entre autres de ce pouvoir en novembre dernier par un vote des conseillers municipaux.

Le maire a promis par ailleurs de rembourser deux mois de salaire, compte tenu de son absence en cure de désintoxication.

Lors des festivités torontoises de la fête du Canada mardi, M. Ford a été applaudi par certains résidents et hué par d’autres.

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Le Toronto Sun, qui l’avait soutenu dans le passé, lui demande à nouveau dans un éditiorial mercredi matin de démissionner pour «son propre bien». 

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Dans le site de la Ville de Toronto: la liste des candidats à la mairie et dans les quartiers en vue des élections du 27 octobre 2014.

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