Retrouvailles tchadiennes

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Publié 19/09/2006 par Darnace Torou

Venus des quatre coins du grand Toronto mais aussi de Hamilton, ils étaient une soixantaine, hommes, femmes et enfants à se retrouver dimanche dernier. Se retrouver est bien le terme car c’était la première fois depuis leur présence à Toronto (une quinzaine d’années pour les plus anciens), que les Canadiens d’origine tchadienne organisent une si grande retrouvaille autour d’un barbecue.

Des membres de la communauté africaine (RDCongo, Guinée, Côte d’Ivoire) se sont joints à l’ambiance festive qui a regné sous les arbres et sur les herbes verdoyants du Parc Leslie, un cadre naturel qui n’a pas manqué de rappeler à certains bien de souvenirs lointains!

C’est effectivement un Tchad en miniature, dans sa diversité culturelle, où boubous, costumes-cravates, jeans moulants et voiles se sont allègrement cotôyés. Un barbecue de grandes retrouvailles car on pouvait entendre des personnes se présenter les unes aux autres, d’autres échanger de longues accolades comme pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’un mirage.

Des enfants, heureux de se retrouver en dehors des appartements s’en sont donnés à cœur sur l’herbe, transformée en gazon de terrain de football. Des talents ont été révélés dans l’art de griller la viande ou le poulet, chacun y ayant mis du sien.

Au-délà de ce festin carnassier qui ferait rendre gorge aux végétariens, c’est surtout la brève allocution de l’initiateur de cet événement, M. Animer F. Djelil qui a retenu l’attention. Il a observé que la communauté tchadienne est certainement la seule qui a toujours brillé par son absence lors des rencontres estivales et il s’est réjouit qu’avec un peu de volonté, le pas venait d’être franchi.

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Il a souligné la nécessité de mieux s’organiser pour faire face aux défis, très nombreux auxquels nul ne pourrait, individuellement, faire face. Ainsi, a-t-il souhaité, il faudrait profiter de cet élan pour mettre en place un cadre social viable.

Séance tenante et emportés par l’enthousiasme du moment, les participants ont decidé d’investir ceux qui ont organisé ce barbecue de se mettre au travail en vue de refléchir sur l’avenir.

Pour la petite histoire, le consensus qui a émergé semble faire partie des leçons apprises suite aux échecs précédants. Une chose est sûre: la communauté tchadienne semble avoir pris la mesure de sa désorganisation et s’est résolue à se doter d’un cadre social afin de mieux répondre aux exigences de l’avenir. Gageons donc que les fleurs du 10 septembre tiendront leurs promesses!

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