Rendez-nous nos bourses!


17 juillet 2012 à 11h55

Les étudiants francophones au palier postsecondaire élèvent la voix contre une mesure prise en catimini par le gouvernement libéral au printemps dernier. Le RÉFO, le regroupement des étudiants franco-ontariens, a lancé une pétition pour rétablir les Bourses pour étudier en français en Ontario et espère récolter 5000 signatures avant la rentrée scolaire et parlementaire de 2012-2013, afin de faire pression sur l’Assemblée législative pour qu’elle restaure cette bourse. En ligne depuis mardi, la pétition rassemble déjà plus de 1000 signatures.

Le commissaire aux services en français a déposé son rapport sur les études postsecondaires de langue française en Ontario il y a de cela quelques semaines. Il y développait de nombreux arguments en faveur d’un geste gouvernemental pour favoriser les études en français en Ontario et espérait des gestes d’incitation de la part de nos dirigeants.

Des bourses justifiées

Les libéraux ont choisi de couper dans les bourses attribuées pour étudier en français au profit d’aides plus globales, qui représenteraient une diminution de 30% de la facture sur les frais de scolarité pour les étudiants les moins aisés.

«C’est important d’offrir ce type d’aides aux étudiants à revenus modestes, mais cela ne doit pas se faire au détriment des francophones. C’était le seul incitatif pour étudier en français ici», indique Alain Dupuis, porte-parole du RÉFO.

Les Bourses pour étudier en français en Ontario existaient depuis 30 ans et s’élevaient à hauteur de 1500$, que l’étudiant recevait lors de sa première année.

«Contrairement aux anglophones, les étudiants francophones doivent se déplacer pour étudier en français en Ontario. Les études sont regroupées vers Sudbury et Ottawa. Les bourses avaient été créées pour combler ce déficit.»

Les francophones se mobilisent

L’engouement pour la pétition lancée mardi 10 juillet dernier représente une avancée certaine pour la cause du rétablissement des bourses, sachant que de son côté, le commissaire aux services en français a annoncé qu’il lançait une enquête à ce propos.

De son côté, Alain Dupuis précise que: «Pour nos membres, cette bourse était un incitatif clair de choisir un programme universitaire ou collégial de langue française. Depuis la création du RÉFO en 2008, les étudiants et étudiantes demandent que le gouvernement tienne compte des obstacles supplémentaires auxquels font face les francophones pour étudier dans leur langue. Bien que la Bourse pour étudier en français n’était pas suffisante, elle permettait au moins d’amoindrir le choc pour les milliers d’étudiants qui doivent se déplacer annuellement vers les régions de Sudbury, Ottawa et Toronto pour poursuivre leurs études en français. Le RÉFO craint que l’abolition de cette bourse puisse mener des étudiants ou étudiantes francophones de régions éloignées à poursuivre leurs études en anglais au lieu d’en français, ce qui aurait des impacts néfastes sur la vitalité de la communauté franco-ontarienne.»

Sur le site de la pétition, plusieurs personnes affirment avoir bénéficié de cette bourse et espèrent que d’autres francophones pourront en faire de même.

«J’ai reçu cette bourse. Je souhaite que mon frère et ma soeur qui sont plus jeunes puissent la recevoir aussi. Je souhaite qu’ils puissent étudier en français aussi!», dit Gabrielle Marcotte.

«Il est important que nos jeunes Franco-Ontariens puissent étudier en français. Cette bourse aide à le faire. Plusieurs de mes neveux et nièces ont pu en profiter», indique Suzanne M. Giroux.

www.refo.ca

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