Rencontre avec le nouveau consul général de France

Toronto et le Canada anglais ont une bonne réputation

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La communauté française de Toronto pourra bientôt rencontrer son nouveau consul général. Entré en fonction mercredi dernier, Jean-François Casabonne Masonnave arrive de Paris et compte bien découvrir le Canada et ses problématiques bien particulières, notamment celles liées à la francophonie.

Il remplace Jérôme Cauchard au poste de consul. Les deux hommes sont d’ailleurs copains de promotion et ont fait leurs études ensemble.

Originaire du sud-est de la France, Jean-François Casabonne Masonnave a étudié le droit et les sciences politiques avant de se réorienter à l’international. Il entre au ministère des Affaires étrangères et se voit affecter à Paris et en Extrême-Orient.

Expérience en Tunisie

Les histoires de francophonie ne seront pas une nouveauté pour le consul général de France à Toronto. En effet, son poste de consul adjoint en Tunisie l’a déjà mis en contact avec des visions différentes que celles de la France sur les questions francophones. «La francophonie a une vraie complémentarité», souligne le consul.

Après les premiers contacts avec son équipe du consulat, Jean-François Casabonne Masonnave commence à rencontrer les interlocuteurs de la communauté française de Toronto et du Canada. Les représentants des autres pays européens peuvent aussi s’attendre à recevoir un coup de fil du consul assez rapidement.

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«La semaine prochaine, je vais commencer à sortir», indique-t’il.

Perception positive

Il lui faudra également prendre le temps de découvrir la ville et le pays, New-York étant la seule ville d’Amérique du Nord qu’il a visité à ce jour. S’il n’était pas familier avec Toronto,ce que lui ont dit plusieurs interlocuteurs a dû le rassurer. «L’Ontario et le Canada anglophone ne sont pas bien connus en France, mais je suis aussi étonné par le nombre de gens qui connaissent bien cette ville. Quand j’ai dit que je partais à Toronto, on m’a dit «Bonne chance!». Les gens en ont tout de même une perception extrêmement positive.»

Si le Québec reste toujours un partenaire privilégié pour bon nombre de Français, qui ne parlent pas toujours bien anglais, l’Ontario et la Ville de Toronto attirent de plus en plus de gens, notamment dans la sphère entrepreneuriale.

«Ce qu’on dit à Paris, c’est que les Français qui choisissent l’Ontario ne choisissent pas la facilité», indique le consul, dont l’anglais ne devrait pas avoir de mal à surpasser celui de son prédécesseur.

La France compte beaucoup sur les volontés individuelles de ses citoyens pour jeter des ponts et tisser des liens entre les deux pays. Par exemple, un site comme PVTistes.net a largement pris le pas sur le site de l’administration française quant aux informations disponibles sur le Canada et l’expérience au Canada.

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D’ailleurs, la renaissance de la Chambre de commerce française de Toronto est plus largement due à la volonté des individus qu’à une volonté de la France.

Reconnaissance des diplômes

La France et le Canada trainent un peu les pieds sur plusieurs questions qui permettraient aux échanges de se faire dans de meilleures conditions, par exemple sur la question de la reconnaissance des diplômes. «Cela fait partie des sujets importants», assure Jean-François Casabonne Masonnave.

«Le renouvellement de l’équipe dirigeante sera l’occasion de la redynamisation des relations avec le Canada», poursuit-il.

Spécialiste de la mise en place des échanges de jeunes, le nouveau consul général de France à Toronto souhaite élargir encore le cercle des pays partenaires de la France et se dit prêt à se rendre dans les universités canadiennes pour «encourager les jeunes Canadiens à partir en France».

Il semblerait aussi que la construction européenne, un tantinet en pause en ce moment, aboutisse à terme à un PVT européen.

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Adepte du dynamisme, le nouveau consul espère également que la France développera «encore plus le service public par internet», en citant l’exemple de monconsulat.fr. À terme, les Français pourraient s’inscrire sur leur liste électorale par internet.

Jean-François Casabonne Masonnave devra également se montrer convaincant lorsqu’il tentera de rassurer les Canadiens que la France n’est pas qu’un pays en crise.

Encore sous le choc du décalage horaire (au moment de notre rencontre vendredi), le consul appelle la communauté française à le contacter «sans hésiter» au besoin.

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