Quid de Q?

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Quand j’ai vu les premières manchettes de journaux sur Jian Ghomeshi, la semaine dernière, j’ai dû fouiller dans ma mémoire: chanteur populaire? acteur? député libéral? Les lettres «CBC» dans les titres m’ont mis sur la bonne piste: animateur de radio!

Puis ça m’est revenu: c’est le gars qui avait énervé Billy Bob Thornton, venu parler de musique, en lui posant une question sur le cinéma. (Ouhhh, quelle audace! Voilà quelqu’un qui attirera une toute nouvelle «démographie» vers les ondes de notre «diffuseur public»…)

C’était en 2009, la première et la dernière fois que j’ai entendu son nom. Je ne me serais pas souvenu de sa tête.

Depuis quelques jours, elle est omniprésente dans les grands médias. Dans les réseaux sociaux, presque tous mes «amis» ont une opinion sur ses escapades sexuelles, sur les femmes qui l’accusent d’agression mais qui n’ont pas contacté la police, sur la CBC qui l’a congédié mais qui n’avait pas défendu ses collaboratrices, et sur sa poursuite de 55 millions $.

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Je n’écoute jamais la radio, sauf pendant de longues distances en auto… et depuis un an je n’ai pas d’auto (un concours de circonstances que j’ai transformé en expérience, qui va sans doute prendre fin bientôt parce que c’est quand même pratique une auto). Et quand j’écoute la radio en auto, c’est pour de la musique ou pour un bulletin de nouvelles, pas pour Q.

La CBC vient d’annoncer qu’elle allait embaucher un «enquêteur extérieur» pour faire toute la lumière sur cette affaire, qui mijote apparemment depuis plusieurs mois. La dernière vague de compressions budgétaires a-t-elle emporté tous les cadres qui auraient pu mener à bien une telle mission… voire intervenir auprès du malotru dès les premières plaintes?

Je comprends que les femmes qui auraient été maltraitées par Ghomeshi n’aient pas immédiatement porté plainte à la police. Trop de troubles, de questions, d’embarras. Mais aucune d’elle n’a raconté son histoire à un ami, un frère ou un père qui aurait pu aller flanquer une raclée à la vedette? Ça aurait peut-être calmé ses ardeurs et empêché d’autres agressions.

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