Quatre femmes de Mississauga ont tenté de rejoindre l’État islamique

Partagez
Tweetez
Envoyez

Radio-Canada rapporte qu’au moins quatre jeunes femmes de l’Ontario se sont jointes ou ont essayé de se joindre l’État islamique en Irak et en Syrie (ÉI) au cours des derniers mois.

Ces quatre personnes ont fréquenté l’institut Al-Huda, à Mississauga, connu pour son enseignement rigoriste de l’islam, notamment la soumission des femmes aux hommes.

La sœur d’une jeune fille qui se trouve actuellement en Syrie a indiqué au réseau anglais de Radio-Canada que sa sœur de 23 ans a fréquenté l’institut de Mississauga durant quelques mois.

Elle a indiqué qu’elle a été prise de panique lorsqu’elle a appris que sa sœur avait disparu du jour au lendemain. Elle a été consternée lorsqu’elle a appris par téléphone que sa sœur se trouvait en Syrie.

«Je l’aurais secouée, je ne l’aurais laissée partir nulle part, je lui aurais caché son passeport», a-t-elle dit à CBC.

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Les trois autres filles, de Brampton, qui étaient mineures, ont été interceptées et refoulées par les autorités turques au Canada. Elles essayaient de rejoindre l’EI en Syrie.

L’Institut Al-Huda a indiqué qu’il n’avait aucune connaissance du cas des quatre jeunes filles, mais a indiqué que le Service canadien du renseignement de sécurité avait pris contact avec l’école au sujet de deux autres jeunes filles qui se sont jointes à l’EI, et qui avaient fréquenté l’institut Al-Huda.

Refusant de s’exprimer devant la caméra, les responsables de l’école ont diffusé sur leur site Internet un communiqué condamnant les idéologies terroristes.

La fondatrice de l’institut Al-Huda, Farhat Hashmi, a également fondé une école portant le même nom à Matula, au Pakistan.

Il se trouve que la branche pakistanaise d’Al-Huda a été fréquentée il y a quelques années par Tashfeen Malik, qui est avec son mari à l’origine du récent massacre de San Bernardino en Californie.

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

CBC n’a pu joindre la fondatrice de l’institut, car elle se trouverait actuellement au Pakistan.

Les responsables de l’école ne croient pas que les quatre jeunes filles se soient radicalisées à l’école. Mais le lien entre l’établissement et la tuerie de San Bernardino leur fait craindre des répercussions sur l’école. Les mêmes responsables disent qu’ils travaillent avec la police afin de protéger les étudiants.

Partagez
Tweetez
Envoyez
l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur