Quatre écoles de Toronto au Concours national de lecture

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Pour la première fois depuis sa création en 2007, le Concours national de lecture ouvre ses portes aux écoles francophones de partout au Canada. Des milliers d’élèves de 1re et 2e année issus de plus de 70 écoles de tout le pays participeront à cet événement du 23 mars au 24 avril 2015.

Ceci inclut, dans la grande région de Toronto, les écoles Monseigneur-Jamot, Saint-Jean-de-Lalande, Sainte-Madeleine et Félix-Leclerc.

La base du Concours est le jeu de société éducatif Récréation, un outil pédagogique crée par Pierre Renaud pour son propre fils lorsqu’il était en 1re année, et qui aujourd’hui est recommandé par l’Association québécoise des enseignantes et enseignants du primaire et l’Association des consommateurs du Québec.

La planche du jeu, dont la case de départ est une école et l’arrivée un parc d’amusement, permet aux 2 ou 4 joueurs de progresser en lisant et épelant correctement des mots. 250 mots sont suggérés, mais les enseignants peuvent en ajouter d’autres.

«Je l’ai fait fabriquer au Canada, ce qui coûtait plus cher qu’en Asie», indique M. Renaud en entrevue à L’Express. «C’est donc par le biais d’une fondation, appuyée par des partenaires, que nous réussissons à diffuser le jeu dans les écoles.»

Au début, le programme s’adressait aux écoles en milieu défavorisé, mais rapidement d’autres écoles du Québec se sont montrées intéressées. «L’an dernier, dans un congrès, une enseignante du Yukon a demandé de participer», raconte le fondateur du Concours. «Cela nous a amené à l’offrir à toutes les écoles francophones et bilingues du Canada.»

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Chaque école participante reçoit deux jeux par trousse, un qu’elle conservera et l’autre qu’elle offrira au gagnant.
Tous les élèves qui auront terminé en 1re place dans leur classe accéderont à une deuxième ronde éliminatoire.

Les gagnants de chaque classe de 1re et de 2e année s’affronteront alors dans un match interclasses. Les résultats détermineront les élèves qui remportent les trois premières places de l’école.

«On n’apprend qu’en s’amusant», disait Anatole France. «L’art d’enseigner n’est que l’art d’éveiller la curiosité des jeunes âmes pour la satisfaire ensuite, et la curiosité n’est vive et saine que dans les esprits heureux.»

Pour Pierre Renaud, le but du Concours est justement de «stimuler l’apprentissage de la lecture par une approche ludique et d’encourager la persévérance scolaire à long terme par la maîtrise de cette compétence». Son fils a 18 ans aujourd’hui et lit beaucoup, assure-t-il fièrement.

Encore une fois cette année, le sénateur et ex-entraîneur des Canadiens de Montréal Jacques Demers, présidera le Concours national de lecture. On se souviendra qu’en 2005, M. Demers avait révélé qu’il était analphabète. Aujourd’hui, il fait de l’alphabétisation sa cause non seulement au sein du Parlement canadien, mais aussi auprès de la population touchée par cette problématique. 

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