Plaidoyer pour l’autonomie des femmes dans le monde

La YWCA va honorer Karen Takacs, de CCI

Karen Takacs, au centre sur la photo, est directrice générale de Carrefour Canadien International (CCI) à Toronto. Elle va bientôt recevoir le Prix de distinction, développement international et témoignage, lors du gala annuel de collecte de fonds du YWCA.

29 mars 2011 à 13h55

Chaque année, le YWCA Toronto, dont les programmes sociaux visent à rehausser l’accès à l’égalité et à la justice sociale pour les femmes et les jeunes filles d’ici et d’ailleurs, attribue six prix à six lauréates d’exception qui se distinguent par leur contribution hors du commun en faveur de l’avancement social des femmes. L’une d’elles est Karen Takacs, directrice générale de Carrefour Canadien International (CCI) à Toronto. Elle se verra décerner le Prix de distinction, développement international et témoignage, lors du prestigieux gala annuel de collecte de fonds du YWCA, au Metro Toronto Convention Centre, mercredi 18 mai.

Native de Montréal, Karen Takacs vit à Toronto depuis plus de 30 ans. Directrice générale de l’organisme de coopération internationale CCI depuis 2001, Karen a contribué de façon remarquable à réorienter l’organisme vers une stratégie axée sur la promotion des droits des femmes dans le monde.

«Tout en priorisant l’égalité sociale pour les femmes, les programmes internationaux de CCI visent à lutter contre l’extrême pauvreté et soutiennent les transferts d’expertise entre individus et collectivités», explique la directrice.

CCI procure aussi l’opportunité de participer à un programme de volontariat permettant d’effectuer un stage individuel de travail bénévole outre-mer durant six mois. Des stages au Canada sont également offerts aux partenaires du Sud.

«Nos programmes dédiés à l’épanouissement des droits sociaux et économiques des femmes et à la lutte contre la violence faite aux femmes se déroulent dans huit pays d’Afrique et d’Amérique du Sud dont le Mali, Niger, Sénégal, Togo, Ghana, Zimbabwe, Swaziland et la Bolivie», précise Karen.

«J’ai eu le privilège de rencontrer les femmes chargées de projets sur le terrain dans presque tous ces pays.»

«Le courage des femmes m’a inspirée»

«Au départ mon engagement social provient de l’exemple de ma mère, une femme déterminée, qui a élevé sa famille de cinq enfants seule, dont je faisais partie. Malgré notre modeste style de vie, ma mère m’a toujours encouragée dans la poursuite de mes aspirations. Avec son appui, j’ai appris à me positionner comme femme dans la société.»

Plus tard, les choix professionnels de Karen, guidés par son désir d’aider les femmes à développer leur sens de l’autonomie et du leadership, l’ont amenée à rencontrer «des femmes fortes ici et partout dans le monde», dit-elle.

Avant de se joindre à CCI, Karen a oeuvré auprès de l’organisme Sistering durant plusieurs années. Sistering offre des services aux femmes sans-abris, marginales et à faible revenu dans la région torontoise.

«J’ai été aussi particulièrement touchée par la persévérance des femmes au Mali, l’un des pays les plus pauvres sur la planète où les gens gagnent moins de 1 $ par jour. Les Maliennes ont en moyenne plus de 7 enfants, le deuxième taux de fertilité le plus élevé dans le monde», témoigne-t-elle.

Coop de beurre de karité

Le programme de CCI au Mali consiste à soutenir la Coopérative des productrices de beurre de karité de Zantiébougou (Coprokazan). En 2003, la Coprokazan n’était qu’un petit groupe de femmes produisant de modestes quantités de beurre de karité.

Lorsque les membres ont décidé de transformer le groupe en entreprise, elles ont fait appel à CCI pour acquérir les connaissances techniques leur permettant de se former en coopérative à part entière.

Depuis lors, les recettes de la Coprokazan ont augmenté de façon régulière, passant de 700 $ par mois, en 2003, à 3734 $ par mois, en 2009. Aujourd’hui, la coopérative fournit à 1000 femmes de 35 villages du comté rural de Zantiébougou un revenu supérieur au salaire minimum.

«La Coop représente pour ces femmes une précieuse expérience de l’exploitation d’une entreprise et leur gain d’autonomie est propice à cultiver leur leadership dans la communauté. De plus, leur revenu contribue à augmenter le niveau de vie dans leurs villages», cite Karen.

Présidente du CCCI

Le succès de Karen Takacs et son équipe à CCI peut être mesuré par les plus de 1500 femmes qui gagnent aujourd’hui un revenu stable en tant que membres de coopératives en Afrique de l’Ouest, notamment au Mali et au Niger.

Par ailleurs, les fruits de l’oeuvre de Karen sont aussi mis en évidence par les centaines de jeunes filles qui réclament maintenant le respect de leurs droits au Swaziland et au Zimbabwe, grâce à leur participation à des camps de leadership.

En outre, Karen est la présidente du Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI), une coalition de 90 organisations de développement international basée à Ottawa, où elle défend sans relâche la nécessité d’augmenter la participation et la représentation des femmes dans la lutte contre la pauvreté mondiale.

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