Philippe Garigue, «un grand bonhomme»

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Mardi dernier, l’Université York inaugurait une salle de classe Philippe Garigue dans son Centre d’excellence en études bilingues, le nouveau pavillon du campus Glendon.

Philippe Garigue, principal du Collège universitaire Glendon de 1981 à 1987, décédé en 2008, a reçu à cette occasion un vibrant hommage de la part de ses pairs. «C’est celui qui a su placer Glendon sur la carte bilingue. C’est un grand bonhomme», insiste son ami le professeur et éditeur Alain Baudot.

La vie de Philippe Garigue est faite de rebondissements. Né à Manchester, en Angleterre, d’une famille franco-anglaise, il fait ses études à Paris. Il arrive au Canada en 1954, pays dans lequel il demeure jusqu’à sa mort.

Université McGill, Université de Montréal, Université York, il laisse une empreinte indélébile dans chaque établissement qu’il côtoie de 1957 à 1987. Ses recherches approfondies sur le Canada français sont aussi considérées aujourd’hui par nombre de professeurs comme de fiables prédictions du devenir académique canadien.

Bilinguisme

À Glendon, «il a ramené le bilinguisme, le système uni-stream. C’est le père des programmes bilingues ici», déclare la directrice de l’avancement sur le campus, Marie-Thérèse Chaput.

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«Il a travaillé dur pour donner à Glendon le bilinguisme qui le caractérise aujourd’hui. Par exemple, il a lutté en 1984, pour recevoir autant de subventions gouvernementales que l’autre campus unilingue de l’Université York, le campus de Keele», martèle Alain Baudot.

Au début des années 2000, Kenneth McRoberts, le principal sortant qui cède sa place à Donald Ipperciel ce mois-ci, avait déjà souhaité honorer Philippe Garigue. Un salon étudiant avait été baptisé à son nom. Mais suite à la construction du nouveau bâtiment à l’entrée du campus, ce salon avait disparu.

La nouvelle salle Philippe Garigue est donc un juste retour des choses.

Poète

Kenneth McRoberts, Alain Baudot et Marie-Thérèse Chaput ont tous fait l’éloge d’un homme discret mais influent, humble mais talentueux.

Philippe Garigue n’était pas seulement professeur et administrateur, c’était aussi un écrivain passionné et amoureux. Il a publié de nombreux recueils de poèmes, notamment aux éditions du GREF d’Alain Baudot.

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Maria O’Neill, grande amie de Philippe Garigue, parle «d’œuvres poétiques très personnelles et envoûtantes, parfaits exemples de l’amour qu’il éprouvait pour sa femme italienne, rencontrée lors de la Seconde Guerre mondiale, près des champs de bataille».

Modèle

«Philippe Garigue a donné au Collège universitaire Glendon sa crédibilité. Il a laissé un héritage incroyable. C’était un grand chercheur, un grand homme et un grand écrivain. J’ai fait de mon mieux pour suivre ses pas», nous confie Kenneth McRoberts.

Administrateur, professeur d’études stratégiques, écrivain, militaire, Philippe Garigue était un homme curieux, combatif et amoureux, certain de ses forces, conscient de ses faiblesses et perpétuellement animé d’ambition.

Symbole de réussite, c’est lui qui a convaincu François Mitterrand, en 1985, président de la France à l’époque, de venir à Glendon recevoir un doctorat honorifique – un événement resté gravé dans les mémoires.

À travers cette inauguration mardi dernier, Kenneth McRoberts et le Collège universitaire bilingue tenaient à remercier avec simplicité et chaleur l’un de leurs pères fondateurs.

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