Pas de jets à l’aéroport des îles

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À la veille de l’assermentation du nouveau gouvernement fédéral, le Parti libéral confirme qu’il s’oppose au projet du transporteur Porter de faire atterrir des jets à l’aéroport du centre-ville de Toronto.

À l’heure actuelle, seuls les avions à hélices sont permis.

Selon Radio-Canada, les libéraux soulignent qu’ils avaient informé le conseil municipal de leur position dans une lettre le 4 juin.

Le député torontois Adam Vaughan, qui milite depuis des années contre l’expansion de l’aéroport Billy Bishop, l’avait répétée le soir des élections. Toutefois, un conseiller municipal demandait au nouveau premier ministre Justin Trudeau de clarifier sa position, soulignant que le programme du Parti n’en parlait pas.

Selon l’accord actuel entre le fédéral, la Ville et PortsToronto au sujet de l’aéroport des îles, tout changement à l’entente, y compris la permission d’y faire atterrir des jets, nécessite le feu vert des trois parties.

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Le PDG de Porter, Robert J. Deluce, avait annoncé en grande pompe en 2013 un mégaplan d’expansion. Il planifiait d’acheter des jets de la nouvelle CSeries de Bombardier pour desservir, à partir de 2016, des destinations comme Las Vegas, Miami et Vancouver.

Pour ce faire, toutefois, il devait obtenir l’accord d’Ottawa et de la Ville pour lever l’interdict actuel contre les jets et financer le prolongement de la piste d’atterrissage principale de l’aéroport Billy Bishop dans le lac Ontario. M. Deluce semble avoir perdu son pari, en raison de l’opposition du nouveau gouvernement Trudeau à Ottawa.

Le groupe d’opposants au projet d’expansion de l’aéroport Billy Bishop, NoJetsTO, applaudit à la décision des libéraux. «Nous sommes heureux de voir qu’ils respectent leur parole», dit le président du groupe Norman Di Pasquale. «C’est la mort du projet des jets.»

Il s’agit, en revanche, d’une mauvaise nouvelle pour Bombardier, à qui Porter planifiait d’acheter des nouveaux jets de la CSeries. Le gouvernement du Québec vient d’investir 1 milliard $ dans la CSeries déjà en difficulté, et demanderait au gouvernement fédéral de se joindre à ce sauvetage.

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