Mystérieux tunnel près de l’Université York: la police demande l’aide du public

Partagez
Tweetez
Envoyez

La police de Toronto admet n’avoir aucune idée quant aux motivations et à l’identité de la ou les personnes qui ont creusé un tunnel près du stade Rexall à Toronto, qui accueille la Coupe Rogers de tennis chaque année et qui doit être utilisé pour les Jeux panaméricains cet été.

Le chef adjoint de la police demande l’aide du public, à la recherche d’indices. «On ne sait pas quand le tunnel a été construit, mais on sait qu’il a été utilisé cet hiver», a indiqué Mark Saunders, chef adjoint de la police de Toronto.

La police explique qu’un tuyau bleu, servant à pomper de l’eau à l’extérieur de l’entrée du tunnel, leur a permis d’en arriver à cette conclusion.

Les policiers ont trouvé un coquelicot et un chapelet dans le tunnel, en plus de matériel de construction.

Les gens qui ont construit Le tunnel l’ont creusé à la main, sans machinerie. Ça a pris du temps dit police. Un système de poulie et un seau auraient été utilisés pour transporter la terre excavée à la surface.

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Le chef adjoint Mark Saunders précise qu’il n’est pas illégal de creuser un tunnel. Tout dépend des intentions de ses auteurs. Il pense que plus d’une personne était impliquée, compte tenu de la complexité de la tâche.

La police a tenu un point de presse mardi matin, au lendemain du dévoilement de l’existence du tunnel à la CBC, qui citait une source anonyme. C’est un agent de conservation de la flore qui a découvert le tunnel par hasard à la mi-janvier et qui a alerté la police.

Selon CBC, le tunnel n’était pas terminé lorsqu’il a été découvert. 

Son entrée était située dans le boisé qui longe le stade Rexall sur le campus de l’Université York. Elle était cachée par de la terre et une planche de bois, près d’une butte de terre, qui a mis la puce à l’oreille de l’agent. Le tunnel aurait été invisible, dissimulé par les feuilles, à l’automne, selon la police.

Le tunnel, qui a depuis été bouché, a été creusé à deux mètres et demi de profondeur et il faisait plus de dix mètres de longueur. Il est assez large pour laisser passer une personne en position debout.

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Les murs avaient été renforcés de façon professionnelle : des outils, des lumières, une brouette, une pompe à eau et une génératrice avaient été laissés sur place. Il a vraisemblablement fallu des semaines, voire des mois, pour le creuser à l’abri des regards. 

Le tunnel est situé sur le campus de l’Université York, dans le nord-ouest de Toronto.

L’un des anciens directeurs adjoints du Service canadien du renseignement de sécurité, Ray Boisvert, affirme qu’il y a de quoi s’inquiéter, à six mois des Jeux panaméricains. «Il existe un potentiel qu’il y aurait des intentions terroristes qui pourraient viser quelque chose, que ce soit les Jeux panam, des projets de transport en commun, transport de gaz naturel, d’électricité, etc., que ce soit pour cacher du matériel illégal.»

L’Université York a refusé de commenter.

De son côté, la police de Toronto dit n’avoir identifié aucune menace terroriste. Même son cloche de la part de la Police provinciale de l’Ontario, qui coordonne la sécurité pour les Jeux Pan Am. La PPO ajoute que le niveau de menace du gouvernement fédéral est toujours au niveau intermédiaire, ce qui signifie qu’il n’a pas augmenté après la découverte de cette galerie souterraine. La Police provinciale précise que la planification des Jeux se poursuit normalement. 

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

CBC a appris que des enquêteurs de la police avaient interrogé des employés de stations-services aux alentours au cours des dernières semaines, pour savoir s’ils avaient remarqué des invididus faisant le plein de bidons, possiblement pour remplir une génératrice.

Aucun suspect n’a été identifié pour l’instant. La police de Toronto a diffusé des photos du tunnel à d’autres corps policiers un peu partout dans le monde, à la recherche d’indices.

Partagez
Tweetez
Envoyez
l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur