Madeleine Meilleur a pleuré en voyant arriver Champlain

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La Procureure générale et ministre déléguée aux Affaires francophones de l’Ontario, Madeleine Meilleur, a pleuré de joie et de fierté lors de la reconstitution historique du 1er août 1615 à Penetanguishene, «au moment où j’ai vu arriver Champlain en canot sur la Baie Georgienne, avec ses Français et les Hurons».

«C’était tellement extraordinaire», a-t-elle confié aux 220 convives du Club canadien de Toronto mardi dernier, en comparant les francophones actuels de la province, bien enracinés 400 ans plus tard, à des «explorateurs» modernes.

Mme Meilleur a passé en revue les grands événements qui ont jalonné cette année du 400e franco-ontarien (son idée, rapportée de sa participation aux fêtes du 400e de Québec en 2008): de la diffusion des six épisodes du Rêve de Champlain par TFO, à la conférence des ministres canadiens de la francophonie à Toronto, en passant par tous les festivals qui ont marqué le coup.

Un autre grand événement du 400e, le grand rassemblement de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, aura lieu les 22, 23 et 24 octobre.

La députée libérale d’Ottawa-Vanier, qui est ministre des Affaires francophones depuis 12 ans, a également mentionné la visibilité qu’a conféré à la francophonie la Franco-Fête de Toronto en juillet pendant les Jeux Pan-Am, l’édition spéciale du Festival Franco d’Ottawa, la participation de ministres du Québec à plusieurs événements, la pièce de monnaie de collection à l’effigie de Champlain et d’autres «moments inoubliables».

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La francophonie ontarienne a connu une évolution fulgurante depuis le passage du fondateur de la Nouvelle-France et de son guide Étienne-Brûlé sur le territoire. «Nos ancêtres sont devenus agriculteurs, bûcherons, commerçants». Les religieux ont créé des hôpitaux et des écoles, dit-elle, rappelant que plusieurs de ces institutions ont parfois dû être défendues avec opiniâtreté.

«Aujourd’hui, nous repoussons les limites de l’Ontario français avec d’autres astrolabes», a-t-elle imagé.
La ministre rappelle que l’Ontario s’est fixée une cible d’immigration francophone de 5% des immigrants, et qu’elle a bon espoir que les initiatives entreprises avec le gouvernement fédéral là-dessus se concrétiseront.
Du gouvernement fédéral dépend aussi la participation de l’Ontario à l’Organisation internationale de la Francophonie au même titre que le Québec et le Nouveau-Brunswick.

En réponse à une question sur l’assimilation, Madeleine Meilleur indique que son rôle est d’aider et d’encadrer, mais que chaque francophone a également une responsabilité personnelle de promouvoir sa langue et sa culture. Elle estime que l’avenir passe par l’éducation: continuer de bâtir de nouvelles écoles et de développer le réseau éducatif franco-ontarien jusqu’à l’université.

Cet avenir était d’ailleurs représenté à l’hôtel Royal York par une chorale d’élèves de l’école élémentaire Maison Montessori et de l’école secondaire catholique Saint-Frère-André, qui ont entonné l’hymne franco-ontarien Mon beau drapeau.

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