L’Ontario bilingue dans l’Organisation internationale de la Francophonie?

Michaëlle Jean.
Michaëlle Jean, désormais ancienne secrétaire générale de l'OIF.
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L’Ontario officiellement bilingue membre de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), au même titre que le Québec et le Nouveau-Brunswick? L’idée ou la double idée fait son chemin, selon le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Denis Vaillancourt.

Celui-ci a profité des célébrations de la Saint-Jean-Baptiste, fête des Canadiens-Français, pour faire remarquer, par voie de communiqué, que l’enjeu est «récemment réapparu dans le discours politique du gouvernement ontarien».

Il fait allusion ici à une rencontre, le 8 juin, entre la ministre des Affaires francophones de l’Ontario, Madeleine Meilleur, avec la nouvelle présidente de l’OIF, Michaëlle Jean. «On est plus que jamais en bonne position pour faire avancer le dossier», croit-il. Mme Jean verrait sans équivoque la pertinence de l’Ontario membre de l’Organisation, puisque la province rassemble la plus importante population de francophones hors Québec.

Depuis plusieurs années, l’AFO se déclare favorable à ce projet «qui permettrait à l’Ontario français de rayonner au niveau international, mais également national», rappelle M. Vaillancourt.

«La capacité bilingue de notre province devrait être reconnue afin que notre francophonie soit exploitée de façon optimale dans l’intérêt de tous les citoyens ontariens. Le français est une valeur ajoutée qui entraîne des retombées économiques importantes ainsi que le développement de nouveaux marchés. De plus, le statut de membre à l’OIF viendrait renforcer la légitimité du fait français en Ontario dont on célèbre 400 ans de présence actuellement.»

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Cette aspiration soulève évidemment la question de la désignation de l’Ontario comme province bilingue, ajoute le président de l’AFO. La présence de plus de 600 000 Ontariens d’expression française répartis sur l’ensemble du territoire «justifie que cet objectif soit atteint».

En entrevue à TFO, il a déjà précisé qu’il serait «plus favorable à ce que l’Ontario devienne d’abord une province bilingue, avant une membriété à l’OIF».

L’enchâssement de ces droits dans la Constitution canadienne «protégerait la pérennité du français et l’épanouissement de la communauté franco-ontarienne à long terme», affirme Denis Vaillancourt.

Pour ça, évidemment, il faudrait convaincre les premiers ministres du pays de discuter de Constitution de temps en temps, bien qu’une mesure n’affectant qu’une seule province peut faire l’objet d’une entente entre le gouvernement fédéral et cette seule province.

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