Les programmes de Glendon sont devenus des «acquis»


29 mars 2016 à 10h20

La communauté du campus bilingue Glendon de l’Université York célébrait mercredi dernier sa désignation partielle sous la loi des services en français de l’Ontario, en présence de la ministre Madeleine Meilleur et de l’ancienne commissaire aux langues officielles du Canada et ancienne principale de Glendon Dyane Adam.

La fête, dans le nouveau «Centre d’excellence en études françaises et bilingues» situé à l’entrée du campus, participait aux célébrations du 50e anniversaire de Glendon. Le rassemblement concluait un Forum de la francophonie torontoise sur le thème du bilinguisme, organisé cette journée-là dans l’amphithéâtre sous l’égide de la Semaine de la francophonie. Environ 200 personnes ont participé aux deux événements.

Entrée en vigueur le 1er mars, la désignation est un dossier sur lequel ont planché notamment le nouveau principal Donald Ipperciel et sa directrice des relations institutionnelles Solange Belluz. Elle établit un «seuil» de programmes en français qui ne peuvent pas être éliminés et qu’en fait on compte continuer de développer.

«Cette désignation de Glendon consacre 50 ans d’histoire d’enracinement du fait français à Toronto», a déclaré le principal devant le parterre d’invités de marque et de quelques-uns des principaux intéressés: professeurs et étudiants de Glendon.

Bilinguisme asymétrique

M. Ipperciel souligne qu’il vient de promulguer une politique de «bilinguisme asymétrique» priorisant le français sur le campus. Il fait aussi valoir le fait que «Glendon est l’un des plus gros employeur francophone à Toronto».

Au moment où le mouvement associatif franco-ontarien et les partis politiques à Queen’s Park discutent de la création d’une université 100% franco-ontarienne, dont le premier jalon devrait être situé à Toronto, Glendon réaffirme sa volonté de «combler les besoins grandissants des étudiants francophones du Centre et du Sud-Ouest de l’Ontario en continuant d’étendre la gamme des programmes offerts en français».

Après l’Université de Hearst et les collèges La Cité et Boréal, tous trois francophones, et après l’université Laurentienne à Sudbury et l’université d’Ottawa, toutes deux bilingues, Glendon devient la sixième institution postsecondaire à officialiser son statut de fournisseur de services en français.

Plus de 2700 étudiants francophones et francophiles sont inscrits au campus Glendon. La majorité des professeurs et des administrateurs sont de langue maternelle française, mais pas encore la majorité des étudiants. Tous doivent toutefois prendre au moins deux de leurs cours en français.

«Cette désignation reflète l’engagement continu de l’Université York envers l’éducation postsecondaire en français», a reconnu Madeleine Meilleur. «Elle renforce l’accès aux études et aux programmes collégiaux et universitaires en français en plus de constituer un levier majeur favorisant le plein épanouissement de la communauté francophone. Il s’agit d’un investissement significatif dans la prospérité de toute la province.»

Idéal

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario a salué l’obtention par l’Université York de cette désignation, qui «garantit les acquis de la communauté franco-ontarienne», selon le président Denis Vaillancourt.

«L’AFO note néanmoins de nombreuses exceptions à cette désignation et reste vigilante afin de défendre les besoins de la communauté qui s’est exprimée clairement en faveur de la création d’une nouvelle université de langue française.»

M. Vaillancourt réaffirme que l’idéal reste «une gouvernance par et pour les francophones en matière d’éducation universitaire».

Inscrivez-vous à nos infolettres gratuitement:

Récemment

Restez à jour dans votre propre fil d'actualité

Les Palmes académiques à la dame du ravin

Josette Bouchard Palmes académiques
Josette Bouchard, enseignante d'histoire et de géographie à la Toronto French School
En lire plus...

16 février 2018 à 12h12

Une campagne de sociofinancement pour l’album de Kyris

Affiche de sociofinancement premier album Kyris
Kyris n’en est pas à son premier projet, mais celui-ci, il le fait seul. La semaine dernière, ce chanteur-auteur-compositeur français établi à Toronto a...
En lire plus...

16 février 2018 à 11h00

«On parle comme des enfants analphabètes»

Roxann Guerrette
Les propos d’une étudiante acadienne enflamme le web
En lire plus...

16 février 2018 à 10h00

Maître Alexandre Blanchard

Alexandre Blanchard avocat
Dans la région de Toronto, il y a un grand nombre de juristes d’expression française. Cette semaine, je vous présente Maître Alexandre Blanchard. Depuis...
En lire plus...

16 février 2018 à 9h00

Irrigation sur commande pour réduire la consommation d’eau

Jared Stoochnoff AgInnovation
Il faut beaucoup de travail, et beaucoup d’eau, pour produire des arbres et des arbustes sains pour le secteur des plantes ornementales du Canada....
En lire plus...

16 février 2018 à 7h00

Objectif: une présence constante des langues officielles sur la place publique

Raymond Theberge CLO
La vision du nouveau CLO Raymond Théberge
En lire plus...

15 février 2018 à 10h00

L’épaulard capable d’apprendre des mots

Épaulard
Épaulards, baleines et dauphins utilisent une variété de sons pour communiquer entre eux
En lire plus...

15 février 2018 à 9h00

Le Roundup aussi cancérigène que l’amiante? On le saurait!

colza_Côte-d'Or_Bourgogne, Roundup, glyphosate
Si cet herbicide était aussi dangereux, on en aurait de meilleures preuves
En lire plus...

15 février 2018 à 7h00

Les écoles laïques réclament des règles d’admission «cohérentes» pour les écoles catholiques

Un Valentin qui n'est pas une déclaration d'amour...
En lire plus...

14 février 2018 à 16h24

Une chanson anglo-franco pour la Saint Valentin

Pour écrire Paris Amoureux, Mackenzie Kristjon a fait appel à la comédienne Iris Gardet-Hadengue
En lire plus...

14 février 2018 à 10h31

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur