Les Ontariens voteront le 12 juin

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La première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, a déclenché vendredi des élections générales pour le 12 juin.

Après avoir annoncé que l’Assemblée législative sera dissoute dans l’après-midi, Kathleen Wynne n’a pas tardé à livrer son discours de campagne et à attaquer ses adversaires politiques. Elle a aussi critiqué le premier ministre, Stephen Harper pour ne pas avoir financé des projets d’infrastructure comme celui du Cercle de feu et pour ne pas avoir amélioré les revenus des retraités qui ne bénéficient pas de régime de pension de leur entreprise.

Elle a affirmé que les électeurs ont maintenant le choix entre une approche libérale équilibrée pour la création d’emploi et la croissance économique et celle d’un parti d’opposition qui mettrait la reprise à risque avec des stratégies imprudentes. 

«Le 12 juin les Ontariens auront le choix. Le choix entre des mains sures et des tactiques risquées», a-t-elle déclaré.

Selon Kathleen Wynne, les élections sont déclenchées à cause des chefs du Nouveau Parti démocratique et du Parti progressiste-conservateur qui ont rejeté le budget libéral.

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«Le NPD fait des promesses, mais ne dit pas comment il compte les payer», a dit Kathleen Wynne en ajoutant «alors ce n’est pas le moment pour des chimères». Les conservateurs «feraient régresser» l’Ontario en «déclarant la guerre» aux organisations syndicales et en réduisant les programmes gouvernementaux sur lesquels comptent les gens, a dit la chef libérale.

«Leurs compressions dévasteraient des services publics cruciaux en santé et en éducation», a-t-elle affirmé. «Leurs compressions nous mèneraient sur la voie des bas salaires et d’une faible croissance économique.»

Un peu plus tôt dans la journée, Mme Wynne se disait déçue d’apprendre que les néo-démocrates avaient choisi de ne pas appuyer le budget.

La chef néo-démocrate Andrea Horwath a en effet précisé, vendredi matin, qu’elle voterait contre le budget du gouvernement libéral minoritaire.

«J’ai perdu confiance en Kathleen Wynne», a affirmé Mme Horwath, rappelant les différents scandales qui ont frappé le gouvernement libéral en place depuis deux ans et demi, dont l’effacement de courriels gouvernementaux au sujet de l’annulation de deux projets de centrales électriques au coût de plus de 1 G$.

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La chef néo-démocrate avait reconnu que le budget contenait plusieurs mesures favorables aux moins nantis et aux familles, comme la création d’un nouveau régime de retraite.

Mais elle «n’a pas confiance» que les libéraux puissent réaliser leurs promesses, après ne pas avoir rempli celles du budget de l’an dernier, comme la réduction des primes d’assurance automobile.

La chef libérale Kathleen Wynne, avait donné une semaine à Mme Horwath pour faire connaître sa position sur le budget.

Les conservateurs avaient déjà fait savoir qu’ils voulaient des élections.

Vendredi, le chef du Parti progressiste-conservateur, Tim Hudak, a qualifié les néo-démocrates d’hypocrites leur reprochant d’avoir pris beaucoup de temps avant de décider de ne pas appuyer les libéraux.

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«Si vous cherchez celui qui sera le meilleur comédien sur la scène, si vous cherchez quelqu’un qui veut gagner un concours de popularité en promettant des subventions pour toutes sortes de projets, mais qui n’a pas les moyens de payer, et bien votez pour la chef libérale ou la chef néo-démocrate», a dit Tim Hudak à Ottawa. «Mais si vous voulez un plan de redressement pour remettre l’Ontario au travail, regardez-moi, regardez mon équipe, regardez mon plan» a affirmé le chef conservateur.

Pour sa part, le syndicat Unifor est «très déçu» de la décision du NPD, affirmant que le budget libéral était «bon pour les travailleurs de l’Ontario». En revanche, le Syndicat canadien de la fonction publique a critiqué le budget, affirmant qu’il «n’aide en rien les Ontariens ordinaires».

Selon le politologue Ian Roberge, certains leaders syndicaux craignent de se retrouver avec un gouvernement conservateur, ce qui serait bien pire à leurs yeux que l’actuel gouvernement libéral.

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