Les mystères du Vatican

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Lorsque j’étais une petite-fille, j’avais été profondément choquée de ne pas être autorisée à servir comme enfant de chœur durant la messe. Cette fonction était réservée aux garçons. Je les enviais terriblement et je me demandais pourquoi, nous les petites-filles, étions victimes d’une telle injustice.

Ce fut une grande déception qui a ébranlé ma foi en l’Église catholique.

Dans mon village, j’avais connu un premier curé, bon et tolérant, l’Abbé Dubuisson. Il était à l’image de Dieu, un authentique serviteur de Dieu, sa porte était ouverte de jour comme de nuit à tout paroissien en détresse. Il était un unificateur, ne jugeait rien ni personne. Il respectait les autres cultures et confessions du monde. Il exerçait sa mission avec un cœur, comme le Christ l’avait fait.

Quant à mon père, qui s’était détourné de l’Église catholique dès qu’il l’avait pu, ayant été victime d’un père jésuite pédophile durant ses années de pensionnat au cours de sa petite enfance, il se disait athée mais avait été touché par la chaleur et l’ouverture d’esprit de notre curé, et assistait même régulièrement à la messe.

Le curé qui le remplaça après sa mort fut d’un genre bien différent. C’était un homme froid et dur, réprimandant les enfants et sermonnant les adultes. C’en était fini de la bonhomie paroissiale.

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Une scission se créa dans le village au sujet de ce personnage controversé et pourtant chargé de représenter l’amour de Dieu.

Déjà troublée par la discrimination dont faisaient l’objet les filles et les femmes, à qui l’Église catholique refuse toujours l’ordination, ses comportements ont marqué un tournant dans ma foi. Après ma confirmation, je déserte les églises.

L’Église est-elle donc sexiste et misogyne? La transmission de la foi serait-elle réservée aux seuls hommes?

Est-ce vraiment ce que Dieu veut?

L’Église catholique considère-t-elle la femme inapte au rayon de la foi et de l’amour?

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C’est pourtant bien d’amour, d’accueil et d’égalité de tous les êtres humains que l’Église est en charge, non?

Ou bien aurait-elle peur que l’entrée des femmes au sacerdoce constitue une menace, celui de soulever le voile des mystères qui auréolent le Vatican et de découvrir ce qui s’y trame?

L’ordination de femmes comme prêtres ou pasteurs est une pratique de plus en plus répandue et admise dans l’Église anglicane et diverses confessions protestantes. Des femmes comme des hommes sont capables de se comporter et d’agir au nom du Christ. Des femmes comme des hommes sont capables de trahir la personne et la parole du Christ.

À quand l’ordination des femmes par l’Église catholique?

Un tel geste représenterait un immense symbole de justice, de réconciliation, d’unification et d’amour. N’est-ce pas là le rôle d’une religion, quelle qu’en soit la confession?

www.karineboucquillon.com

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