Les étudiants veulent améliorer et élargir le postsecondaire en français

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Jeudi dernier, Alain Dupuis, coordinateur général au Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO), affichait à la fois son optimisme et le besoin urgent de changement en lançant le projet des États Généraux sur le postsecondaire en Ontario français.

«Il n’y a jamais eu un tel plan d’action et il n’y a plus eu de consultation provinciale à ce sujet depuis plus de vingt ans», insiste-t-il.

Aujourd’hui, «au niveau provincial, 22 % des programmes postsecondaires sont offerts en français, mais au niveau régional, par exemple au sud de l’Ontario, on tourne plus aux alentours des 2%. En outre, nous savons que plus de la moitié des 25 000 étudiants franco-ontariens poursuivent leurs études dans le postsecondaire en anglais», nous confie Alain Dupuis, préoccupé par cette situation.

Dix-huit mois de préparation

C’est dans cette optique que les États Généraux lancés par la RÉFO en partenariat avec l’Assemblée de la francophonie en Ontario (AFO) et la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) ont lancé un projet nécessitant 18 mois de préparation.

Ainsi, d’août 2013 à janvier 2015, «nous donnerons enfin le micro à tous les acteurs de notre communauté francophone, lors de consultations, sommets et autres événements», poursuit M. Dupuis. Cette période de préparation débutera par cinq consultations publiques régionales cet automne, dont une à Toronto, le samedi 9 novembre 2013.

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Elles serviront à faire «un état des lieux, à analyser les points positifs et les besoins spécifiques de chacun des espaces. Nous prendrons le pouls des régions», affirme le coordinateur du RÉFO.

Dix ans d’action

De ces consultations émergera un sommet provincial, qui se tiendra à Toronto les 22 et 23 février 2013, avec pour objectif de dresser une feuille de route des actions nécessaires à réaliser dans la prochaine décennie; le plan d’action devant s’étendre de janvier 2015 à janvier 2025.

M. Dupuis est d’ailleurs convaincu que «ce sommet permettra de poser des modèles pour le postsecondaire, de mieux comprendre les aspirations des jeunes, d’améliorer l’accès au postsecondaire en français, et d’étudier de possibles collaborations sur le moyen terme.»

Mais quels sont les réels objectifs de ces dix ans d’action et vers quelles améliorations se dirige-t-on concrètement?

À cette question, il nous répond qu’à «moyen terme, créer un nouvel établissement postsecondaire autonome proposant des programmes à 100% en français est envisagé.»

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Glendon

Alain Dupuis reste tout de même évasif et insiste sur le fait que le plan d’action sera directement établi en fonction des résultats des consultations et du sommet. Cela dépendra des besoins de la communauté.

«Faut-il s’appuyer sur des campus déjà existants comme celui de Glendon et les rendre autonomes ou faut-il plutôt construire des universités francophones de toutes pièces? Faut-il tenter une centralisation des programmes?»

Autant de questions qui restent sans réponse. Mais grâce à ces États Généraux, nous espérons tous, en 2025, y voir plus clair.

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