Les centres d’alpha s’activeront sur Facebook

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Publié 28/10/2014 par François Bergeron

La Coalition ontarienne de formation des adultes (COFA) et ses 26 centres membres à travers la province, dont Alpha-Toronto et le Collège Boréal chez nous, s’activeront sur Facebook pour augmenter le nombre d’inscriptions à leurs programmes d’alphabétisation et de formation de base offerts en français à travers la province.

La campagne du COFA était lancée la semaine dernière sur le thème «Avec la formation des adultes, c’est possible!»

On fait valoir que les programmes de formation de base, offerts gratuitement par les centres, permettent aux apprenants d’obtenir un diplôme d’études secondaires ou l’équivalent, ce qui peut mener à un emploi, une promotion ou une admission dans un collège communautaire ou une université.

«La campagne vise particulièrement les 19 à 35 ans, qui ont beaucoup à gagner à accroître leurs compétences en lecture, en mathématiques et en informatique», explique le président du conseil d’administration de la COFA, Renaud St-Cyr, qui est le directeur d’Alpha-Toronto.

On parle ici d’acquisition de compétences de base, essentielles, qui aura «des retombées positives sur leurs possibilités d’emploi et sur leur bien-être personnel durant toute leur vie».

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Un appui financier (58 000 $) du ministère de la Formation et des Collèges et Universités de l’Ontario a permis à la COFA de développer divers outils promotionnels qui pourront être personnalisés par chacun de ses 26 centres membres. Un mini site Web (formationdesadultes.ca) servira de portail pour diriger les internautes vers le centre d’alphabétisation de leur région.

«Une campagne sur Facebook sera au cœur de notre stratégie pour joindre la clientèle visée», affirme le directeur général de la COFA, Michel Robillard. «Nous allons inciter aussi bien les individus que les organismes à diffuser le message le plus largement possible sur les réseaux sociaux.»

Renaud St-Cyr, qui n’est pas très actif lui-même sur Facebook, croit aussi aux brochures et aux affiches, distribuées dans les centres anglophones d’emploi et d’alphabétisation, pour sensibiliser les francophones aux services d’Alpha-Toronto. «Le bouche-à-oreille reste très important», dit-il.

De plus, dit-il, sa clientèle torontoise (plus d’une centaine de personnes par année) est très différente de celle des autres centres d’alphabétisation en province. «90% des gens qui frappent à notre porte n’ont pas de diplômes d’études secondaires, mais c’est souvent parce qu’ils arrivent d’un autre pays où ils n’ont pas pu terminer leurs études, ou dont les diplômes ne sont pas reconnus ici», explique-t-il. «Ils ont souvent déjà un très bon niveau de français et ont besoin de nos services pour se mettre à niveau pour s’inscrire au collège communautaire ou à l’université».

Ailleurs en province, la clientèle des programmes d’alphabétisation est plus traditionnelle: des décrocheurs du secondaire ou des gens qui travaillaient manuellement, mais qui veulent diversifier leurs compétences.

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La population franco-ontarienne présente un profil de compétences en littératie plus bas que celui de la population de langue anglaise. En littératie, on considère que le niveau 3 est nécessaire pour composer avec les exigences de la vie quotidienne et du travail dans une société complexe, dont l’économie est axée sur les savoirs et l’information.

Selon l’Enquête internationale sur l’alphabétisation et les compétences des adultes de 2003 (EIACA), 55,5% des francophones de 16 ans et plus se situeraient aux niveaux 1 et 2 en ce qui concerne la compréhension de textes continus, contre 40,3% des anglophones.

Alpha-Toronto s’occupe d’ailleurs surtout de ces niveaux 1 et 2, alors que le Collège Boréal sied davantage aux apprenants de niveau 3.

Les francophones de l’Ontario liraient moins de journaux, de revues et de livres que les anglophones. 48% des francophones ne liraient jamais de livres ou en liraient rarement, tandis que chez les anglophones, le pourcentage serait de 32%;

Parmi les jeunes francophones de l’Ontario âgés de 16 à 24 ans, près de 45% n’auraient pas atteint le niveau 3 en ce qui a trait à la compréhension de textes continus et de textes non continus (schématiques).

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En 2012-2013, 2475 personnes – des femmes pour les trois quarts – se sont inscrites à un des programmes offerts dans les centres membres de la COFA. M. Robillard se dit confiant qu’il est possible d’aller chercher beaucoup plus de 19 à 35 ans, présentement sous-représentés dans le réseau.

www.alpha-toronto.ca
www.coalition.ca
www.formationdesadultes.ca
www.facebook.com/formationdesadultes

Auteur

  • François Bergeron

    Rédacteur en chef de l-express.ca. Plus de 40 ans d'expérience en journalisme et en édition de médias papier et web, en français et en anglais. Formation en sciences-politiques. Intéressé à toute l'actualité et aux grands enjeux modernes.

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