Le suspect de l’attaque contre deux militaires est identifié

Un Montréalais qui habitait Toronto depuis 2011

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La police a identifié l’homme arrêté après l’attaque au couteau, lundi, dans un centre de recrutement des Forces armées canadiennes à Toronto. Il s’agit d’Ayanie Hassan Ali, natif de Montréal. L’homme de 27 ans habitait à Toronto depuis 2011.

Selon des sources au sein de la communauté somalienne, son état mental s’était détérioré ces derniers temps.

Radio-Canada rapporte qu’il comparaîssait en cour mardi après-midi pour répondre à des accusations de tentative de meurtre et de voies de fait armées, notamment.

Le chef de police Mark Saunders confirme par ailleurs que l’accusé a évoqué le nom du dieu des Musulmans lors de l’attaque. «Allah m’a dit de venir ici et de tuer des gens», aurait-il dit selon le chef de police Mark Saunders. La police n’écarte donc pas la piste «terroriste».

Le chef Saunders précise toutefois que l’accusé n’a pas d’antécédents judiciaires et ne semble pas être lié à des groupes terroristes. L’enquête se poursuit. «Ça va prendre du temps avant d’avoir un portrait complet», a dit le chef Saunders.

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Selon la police, le suspect est entré hier après-midi dans le bureau de recrutement des Forces canadiennes, situé près de l’intersection des artères Yonge et Sheppard, dans le nord de Toronto, pour ensuite attaquer l’employé qui se trouvait derrière le comptoir d’accueil, à l’aide d’un «gros couteau», lorsque celui-ci a voulu l’empêcher d’aller plus loin.

L’accusé aurait tenté de poignarder une autre employée, mais celle-ci a pu esquiver le geste. Le suspect a ensuite été immobilisé par d’autres soldats qui se trouvaient au centre. L’un d’eux a été blessé.

Les deux victimes ont reçu leur congé de l’hôpital. Le premier ministre Justin Trudeau leur a souhaité un prompt rétablissement, indiquant que «ni les Canadiens ni les Forces canadiennes ne seront intimidés par la terreur et la haine».

Cette attaque n’est pas sans rappeler celle qui avait mené à la mort d’un militaire à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec, en octobre 2014. Quelques jours plus tard, Michael Zehaf-Bibeau avait tué un soldat montant la garde devant le Monument commémoratif de guerre, à Ottawa, pour ensuite attaquer le parlement.

Le centre de recrutement a rouvert ses portes ce matin, indique le porte-parole des Forces armées, Richard Silva. «C’est comme d’habitude, dit-il. On continue à être vigilant». Il précise que «rien d’inhabituel» n’avait été détecté avant l’attaque.

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