Le sort des femmes en Inde nous concerne

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Des victimes, même nombreuses, ne suffisent pas à changer le monde. C’est le courage de celles et ceux qui souffrent d’avoir perdu des proches, le courage de celles et ceux qui s’indignent de la violence, des injustices, de la corruption et des abus, oui, ceux-là ont un immense pouvoir, beaucoup plus grand qu’ils ne l’imaginent eux-mêmes.

Les médias sociaux et les moyens actuels de télécommunications viennent à leur rescousse et peuvent être salués, malgré les nombreuses critiques dont ils font l’objet, pour le rôle important qu’ils jouent dans la transmission immédiate d’informations et dans la dénonciation d’atteintes aux droits de l’homme et à la dignité de la personne.

Nous ne pouvons plus fermer les yeux. Nous savons. Personnellement, la lecture d’atrocités dont sont victimes des petites filles, des jeunes filles et des femmes à l’autre bout de la Terre m’horrifie et m’atteint profondément bien que je me sente bien impuissante.

Deux mois à peine après le viol collectif d’une jeune femme, en Inde, trois petites filles d’une même famille, âgées de 6, 9 et 11 ans, ont été violées puis tuées avant que leurs corps soient jetés au fond d’un puits par leurs agresseurs.

Sans le soutien de la communauté internationale, la mère des fillettes et les villageois auraient-ils eu le courage de protester, d’exiger des poursuites judiciaires et une coopération de la police? Cette police qui se sent menacée dans le dossier de la violence faite aux femmes, non seulement pour ses inactions dans ce domaine, mais pour en être régulièrement auteur.

Chaque jour des femmes et des filles se font agresser sexuellement, même ici, dans nos sociétés occidentales.

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Je suis choquée d’entendre que des femmes et des filles autochtones sont souvent impunément agressées et même assassinées. Que certaines disparaissent sans qu’aucune enquête ne soit menée. Que des allégations d’agressions sur ces femmes pèsent sur notre police et notre Gendarmerie Royale. Ici, chez nous.

Et ce n’est sans doute que la partie visible de l’iceberg. Ces femmes sont notre peuple, qu’ont-elles donc de moins que toute autre femme de notre pays? Que pouvons-nous pour elles?

La qualité d’un être humain ne se mesure-t-elle pas d’abord et avant tout à l’aune de son intégrité? La couleur de la peau, les origines culturelles d’un peuple, le sexe d’une personne, la possession de biens matériels, le pouvoir politique et économique sont des critères d’évaluation interpersonnelle qui, je le pressens, ou du moins j’en rêve, s’effondreront au cours de ce siècle.

À l’approche de la Journée Internationale de la Femme, chaque petit geste compte: une information partagée de vive-voix ou via les médias sociaux, une implication dans une cause ou une autre, une petite pensée, une bougie, rien n’est inutile.

www.karineboucquillon.com

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