Le nouveau parc Sherbourne Common au bord du lac

Un petit paradis de verdure

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Entre le Queens Quay, le Lakeshore et des espaces de construction des environs de Lower Sherbourne, la Ville Reine peut s’enorgueillir de l’achèvement d’un petit îlot de verdure et de jeu.

Historiquement industrielles, les rives du lac Ontario prennent peu à peu des formes plus attirantes en se dotant de petites plages, de parcs et de promenades au bord de l’eau.

La plupart des Torontois connaissent le secteur d’Harbourfront et seront surpris d’apprendre que la portion Est du Waterfront est également en plein développement, bien que coincée entre les autoroutes et les vieux bâtiments de la période industrielle.

Les trois paliers de gouvernement, municipal, provincial et fédéral se sont réunis mardi 26 juillet pour l’inauguration du nouveau parc Sherbourne Common, fruit d’une étroite collaboration et véritable symbole du vent de revitalisation qui souffle sur le Waterfront torontois.

Même si le conseiller Doug Ford, frère de, a qualifié le projet du nouveau Waterfront de «gâchis» («Boondoggle» dans le texte), il faut bien avouer que les Torontois semblent apprécier à sa juste valeur le travail effectué par l’équipe de revitalisation des bords du lac Ontario.

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Après l’ouverture des «Waves» de Spadina et de Bathurst, Sugarbeach l’an passé, c’est au tour de Sherbourne Common de faire son entrée dans le cercle des espaces revitalisés du bord de lac.

Catalyseur du développement

Mélange d’art et d’innovation, comme l’ont repris en chœur Peter Kent, ministre fédéral de l’Environnement, Glen Murray, ministre provincial de la Recherche et de l’innovation, Norm Kelly, conseiller municipal de Toronto, et bien sûr Mark Wilson, président de la commission du Toronto Waterfront, le nouveau parc de Sherbroune Commons doit être le catalyseur du développement du secteur East Bayfront.

Au sud de la rue Queensquay se trouve une portion du parc, inaugurée l’an passé par le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, qui offre une vue magnifique sur le lac et les îles de Toronto.

Se trouve aussi sur le côté sud du parc un pavillon de retraitement de l’eau de pluie par rayons ultraviolets, eau qui est ensuite acheminée au nord de la rue pour être déversée du haut de trois structures artistiques, plantées le long d’un canal bordant un parc de jeu pour enfants.

Il est vrai que du côté nord, la vue n’est, pour le moment, pas très attirante, donnant sur des bâtiments en construction et des autoroutes. Mais tout cela devrait changer puisque Waterfront Toronto mise sur l’arrivée d’une antenne du College Brown et de nouvelles unités de logement pour dynamiser le paysage et l’atmosphère du secteur.

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Qualité de vie

Imaginé par la firme vancouverite Phillips Faveraag Smallenberg, le parc offre les prémisses de ce que pourrait devenir les rives de l’Ontario, des espaces de verdure peuplés d’enfants et donnant envie de s’y promener.

Sur la question du coût de la création du parc, 30,6 millions $ (27 millions $ du fédéral, 1 million $ du provincial et 2,6 millions $ de Toronto), les principaux acteurs s’accordent sur le fait de la nécessité de redynamiser ce pan de la ville de Toronto pour le rendre plus vivant et surtout agréable à vivre.

Toronto et l’Ontario, comme l’a souligné Glen Murray, sont devenus des destinations privilégiées pour les investissements étrangers et attirer les nouvelles entreprises d’innovations, ainsi que les futurs employés. Ceci requiert une ville avec une qualité de vie au-dessus de la moyenne, des infrastructures fonctionnelles et surtout qui sait tirer profit de ses points forts, par exemple un Waterfront.

Longtemps, les villes situées au bord d’un lac ont utilisé cet atout pour en faire des zones industrielles, des ports, des entrepôts, etc.

Mais la désindustrialisation des villes a poussé les compagnies à abandonner ces espaces pour s’installer en banlieue et a laissé des pans entiers de ville croupir, ou vivoter. Le choix de revitaliser ces espaces coûte au contribuable, mais d’un autre côté le fait bénéficier de promenades le long du lac, d’habitations avec vue imprenable, de parcs.

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Qu’est-ce qu’on veut?

Parce que la vraie question soulevée, tant par la volonté de redynamiser le Waterfront que par les critiques qui visent le projet, est bien de savoir ce que Toronto et ses résidents veulent faire de leur bord de lac. Ces espaces doivent-ils rester aux Torontois, ou être vendus au plus offrant?

Le conseiller Doug Ford refuse de subventionner ces terrains arguant qu’ils valent cher de par leur emplacement et veut laisser le développement de ces espaces au secteur privé, tout en contrôlant son expansion.

Toronto aurait alors fort à faire pour véritablement tenir la bride aux investisseurs privés et ne pas voir ses rives uniquement peuplées de hauts immeubles qui couperaient les Torontois de leur lac.

Au choix, conseillons à Doug Ford d’aller faire un tour du côté de la Grande Motte en France, sur la Costa Brava en Espagne, à Marbella, ou plus récemment dans les pays des Balkans, comme en Croatie. Les Torontois ne veulent pas ça, enfin espérons.

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