Le LFT en pleine expansion

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Il y a deux ans, le LFT changeait d’adresse et se retrouvait du côté de Dufferin et Eglinton. Sur le coup il perdait des élèves, mais gagnait les bases pour se reconstruire grâce à des locaux plus grands, une vraie cour et la motivation toujours présente de ses professeurs. Pour cette nouvelle rentrée, le Lycée français de Toronto a ouvert la dernière partie du bâtiment qu’il n’occupait pas encore et va dépasser la barre des 400 élèves.

Près de 100 élèves ont rejoint le LFT en deux ans. C’est peu et beaucoup à la fois. Le plus petit établissement français d’Amérique du Nord nourrit de grandes ambitions et vient d’ouvrir cinq nouvelles classes et compte maintenant deux classes par niveaux de la maternelle à la 4e (13/14 ans) du système français.

Joint juste avant la rentrée par téléphone, le proviseur du LFT Dominique Duthel insiste sur le fait que son établissement n’a pas augmenté une seule fois ses frais scolaires depuis son arrivée. En temps de crise, cela peut aider à attirer des familles. Avec une administration réduite au maximum et des coûts réduits au plus bas possible, le lycée français «mise tout sur l’offre», comprenez le scolaire.

S’ouvrir

La rentrée 2010-2011 marque aussi le lancement de l’option internationale américaine au baccalauréat pour le LFT. Chaque année, des milliers de jeunes français passent à la fin de leur secondaire le diplôme du bac, qui leur permet de rentrer à l’université.

La situation dans laquelle se trouvait le LFT était cocasse, avec des élèves bilingues en anglais qui passaient les épreuves d’anglais du bac français, d’un très faible niveau. Les Lycées français situés aux États-Unis proposent tous cette option qui donne un poids plus important à l’anglais dans l’enseignement et surtout dans la reconnaissance du niveau.

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Répondre à la clientèle

Le ministère de l’éducation français met sur pied un programme joint avec ses homologues américains pour que les élèves validant cette option voient leur niveau d’anglais reconnu.

C’est option existe également en Mandarin en Asie et en arabe au Maghreb et Moyen-Orient. C’est aussi un moyen d’attirer les élèves locaux de ces pays.

«Ça répond à l’ensemble de notre clientèle», répète Dominique Duthel et «ça met l’anglais avec un gros coefficient».

Le gros problème pour une école comme le Lycée français vient de la perte d’élèves au fur et à mesure que le cursus avance. Les parents ont tendance à enlever leurs enfants de cette école dès qu’ils parlent français couramment (pour les non-francophones).

Le fait d’offrir cette option les garde dans le système jusqu’au bout.

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Le Lycée français est le seul établissement au Canada à offrir cette option. Il achève son ouverture aux langues en organisant la certification de ses élèves, par des organismes officiants dans ces langues, comme Cervantès pour l’espagnol.

«Ce n’est pas le lycée français qui vous met une note mais un organisme compétent dans sa discipline», précise le proviseur.

Ouverture au maximum, le lycée français semble avoir trouvé la recette pour s’assurer une belle expansion dans la Ville Reine.

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