Le don du temps: pourquoi ils le font

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Le mot «gratuit» a-t-il encore un sens de nos jours? Existe-t-il des choses vraiment gratuites  ou des gens qui travaillent sans demander salaire?  L’Express a rencontré des francophones lors de la soirée Nos bénévoles ont du talent organisée par le Centre francophone de Toronto dans l’espace du TfT, au 21 de la rue Collège. À une époque où chaque minute est comptée,  ils donnent de leur temps sans rien demander en retour.  Voici leurs témoignages:

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Je suis d’origine roumaine et ça fait 14 ans que je suis à Toronto. Le français est ma troisième langue. J’aime beaucoup cette langue ainsi que faire du le bénévolat et m’impliquer avec des organismes francophones.  
J’ai donné de mon temps, de façon «gratuite»  pendant le dernier Salon du livre de Toronto et je m’implique également avec le Centre francophone.

Faire du bénévolat, c’est pour moi une bonne façon de pratiquer le français et de créer des liens. Lire en français, écouter des conversations, ce n’est pas suffisant. Interagir en français, c’est important pour moi.

Mela Staicu, 46 ans, professeure de français suppléante au Conseil scolaire de district de Peel

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C’est sûr que c’est difficile d’être confronté à la pauvreté, mais d’un autre côté, on est content de voir qu’on peut aider les plus démunis.  J’ai eu une belle expérience de novembre à avril 2013.  

Tous les vendredis, les cuisiniers du Barreau du Haut-Canada préparaient un repas pour les sans-abri. J’aidais à servir et à cuisiner les plats. Au début, c’était difficile, car certains jeunes sans-abri avaient le même âge que moi, mais après, on s’habitue et le fait de les aider nous procure un sentiment de bien-être.  

Au Centre francophone, je m’implique dans les évènements culturels et je joue avec mon groupe de musique à l’occasion.

Jules Ducour, 19 ans, étudiant

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En m’impliquant de façon bénévole au Centre francophone, j’essaie d’acquérir des connaissances variées dans différents domaines.  Je travaille à la réception, je reçois les gens en français.

J’ai aussi travaillé au service d’aide juridique. Dans le cadre de mes études, je devais faire du bénévolat deux fois par semaine et le Centre francophone m’a donné cette possibilité.

Herrecca Bouma, 44 ans, diplômée de l’Université York

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Je suis en Permis-vacances travail (PVT) à Toronto depuis un mois et demi. Le Centre francophone a été véritablement pour moi un point de chute.  

Je suis à la recherche d’un emploi, alors faire du bénévolat, travailler comme graphiste au Centre francophone me permet de m’occuper et de rencontrer des gens. C’est moins déprimant que de rester chez soi tout seul.  

Le temps passé à travailler m’a permis de rencontrer d’autres personnes, des Francophones originaires de Belgique, des Québécois. Mon travail n’est pas rémunéré pour le moment, mais si on le temps, pourquoi pas le faire?

Simon Miclo, 25 ans, en recherche d’emploi

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