Le Café franco a fait escale à l’Île Maurice

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Vendredi soir, le «Café franco» du Centre francophone de Toronto (CFT), dans la maison du 20 Lower Spadina, faisait escale à l’Île Maurice, pays à l’honneur de ce rendez-vous occasionnel.

Objectif du Café franco: «faire découvrir une culture d’ailleurs», explique Maimouna Keita, la responsable du jumelage Établissement au programme Connexions communautaires du CCFT.

C’est Karuna, une Mauricienne, qui prend la parole devant les invités. Elle installe l’ambiance: «Nous sommes à Toronto et il pleut ; maintenant, imaginez-vous allongés sur le sable blanc, sous les cocotiers. Il fait 25 à 30 °C, vous écoutez l’eau qui va et vient…c’est l’Île Maurice! »

L’hôte parle avec fierté de son pays. Les religions et les cultures y cohabitent: «C’est une mosaïque; ce qui est beau, c’est que malgré les différences, on vit en harmonie, comme une famille!»

Akinyélé, un Français de 16 ans, établit une distinction avec la Ville Reine: «L’Île Maurice est une communauté; à Toronto, on est libre, mais c’est une société très froide, c’est plus chacun pour soi, contrairement à l’île où c’est ‘je t’aide, tu m’aides’».

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Après avoir passé en revue l’histoire, l’économie et la gastronomie, Karuna montre des vidéos du «Cavadee» (fête religieuse hindoue).

Jacqueline, 82 ans, seule autre représentante des Mauriciens, demande à ce que le volume soit augmenté pour qu’elle puisse entendre la musique: «ça me fait quelque chose», glisse-t-elle dans un sourire.

Arrivée il y a plus de 50 ans au Canada, elle a fait de la langue française son cheval de bataille: «Je connais la francophonie de A à Z, j’ai travaillé aux Centres Héritage et j’ai toujours participé à la communauté francophone!»

Jacqueline a un avis sur tout; en ce qui concerne la présence de Mauriciens au Canada, elle fournit plusieurs explications: «Après l’indépendance de l’Île [en 1968], certains habitants sont partis en Australie ou au Canada car ils ont eu peur que le gouvernement du premier ministre Seewoosagur Ramgoolam ne soit corrompu.

Autre raison évoquée: «Les Mauriciens sont trop calés pour trouver du travail à l’Île Maurice!»

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Le Café franco se termine par une dégustation. Au menu: une salade de laitue avec des petits pois, des haricots verts, un cari poule avec du riz et des beignets de pommes de terre avec du thon.

Pour Suzanne, originaire de Winnipeg, il y a décidément un avantage à avoir été colonisé par les Français: «la nourriture est très bonne!»

L’événement est une réussite totale pour le CFT. Rendez-vous est d’ores et déjà donné aux intéressés le mois prochain… pour une destination encore inconnue.

«Il se pourrait que ce soit l’Iran», glisse Maimouna, «mais tout reste à confirmer!»

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