L’ACÉPO s’établit à Toronto

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L’Association des conseils scolaires des écoles publiques de l’Ontario (ACÉPO) a maintenant un bureau à Toronto, au 8e étage du 439 rue University (angle Dundas).

Même s’il ne s’agit pour l’instant que d’«une table et trois chaises empruntées», ce siège social représente un progrès par rapport à celui qui se trouvait jusqu’à maintenant à Ottawa chez Louise Pinet, la directrice générale, qui effectuera donc désormais de plus nombreux déplacements dans la ville-reine.

L’aménagement du bureau devrait être complété d’ici deux semaines.

La décision a été prise en janvier par le conseil d’administration du regroupement des quatre conseils scolaires franco-ontariens non confessionnels (dont Viamonde pour Toronto et dans le centre-sud-ouest), indique Mme Pinet à L’Express.

Celle-ci est maintenant entourée de Sylvie Gervais, adjointe à la direction, et d’un spécialiste des relations de travail.

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L’ACÉPO, l’AFOCSC (les huit conseils scolaires catholiques francophones) et les associations représentants les écoles publiques (OPSBA) et catholiques (OCSTA) anglophones joueront bientôt un rôle important dans les négociations des contrats de travail dans le milieu scolaire suite à l’entrée en vigueur, la semaine dernière, de la loi 122 encadrant ces négociations toujours difficiles.

L’AFOCSC a elle aussi son siège social à Toronto, dans les bureaux du Conseil scolaire de district catholique Centre-Sud, dans l’édifice de l’école secondaire Monseigneur-de-Charbonnel dans le quartier des rues Yonge et Finch.

L’une des missions de l’ACÉPO est de convaincre les Ontariens de réorganiser le système scolaire selon un clivage linguistique, français-anglais, plutôt que religieux, catholiques-publics.

Chez les anglophones, environ 2 millions d’élèves fréquentent l’école publique, contre 600 000 à l’école catholique. C’est l’inverse chez les francophones: les huit conseils catholiques rallient 72 000 élèves, les quatre conseils publics 30 000.

«Mais 84% des quelque 10 000 nouvelles inscriptions dans les écoles francophones de l’Ontario vont vers les écoles publiques», soutient Mme Pinet.

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Selon elle, les 40 000 «ayants droit» – enfants de familles francophones dans les écoles anglaises ou d’immersion – seraient plus motivés d’envoyer leurs enfants à l’école française publique, surtout si celle-ci était de même calibre que les écoles anglaises.

Les dirigeants de l’ACÉPO et des quatre conseils scolaires publics font valoir qu’un seul système francophone permettrait l’acquisition de meilleures installations scolaires, plutôt que de plus petites écoles (publiques et catholiques) dans chaque secteur.

Une telle réforme n’est pas pour demain, s’il faut en juger par les propos, mercredi, au Club canadien de Toronto, de la candidate progressiste-conservatrice Roxane Villeneuve-Robertson, fière de sa catholicité, qui a renouvelé son appui au système scolaire actuel, comme l’avait d’ailleurs fait l’an dernier la ministre libérale de l’Éducation, Liz Sandals, au congrès de l’AFOCSC.

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