La Tangente s’inspire de Camille Claudel

Comprendre le processus de création au théâtre

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Pour sa nouvelle production, la compagnie du théâtre La Tangente a choisi de mêler la danse, le théâtre et le multimédia dans une création qui nous fait suivre la démarche d’une chorégraphe influencée par sa découverte de Rodin, de Camille Claudel et de leur histoire d’amour.

Comment va-t-elle intégrer leurs travaux à sa propre création? Voilà la réflexion que s’est faite l’équipe de La Tangente dans L’Implorante.

Claude Guilmain a eu l’idée de monter ce projet après avoir lu une biographie de Camille Claudel et vu des photos de sa sculpture intitulée L’Implorante. Cette sculpture fait partie d’un plus grand ensemble où l’on peut voir une femme supplier un homme avec une femme à ses côtés.

Triangle amoureux

Cette création peut-être vue comme une métaphore de Claudel, Rodin et la femme qu’il n’a jamais pu quitter malgré son amour pour Camille Claudel.

Claude Guilmain a cherché à comprendre si ce geste était une fin en soi où le début d’une nouvelle chose pour Camille Claudel, qui a finalement été internée les 30 dernières années de sa vie.

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L’exploration de ce geste constitue le processus de création qu’a suivi le théâtre de La Tangente en mettant en scène une chorégraphe qui elle-même se trouve en situation de rupture amoureuse et cherche l’inspiration pour terminer son projet.

Moins de paroles, plus d’images

La chorégraphe (Sylvie Bouchard) se retrouve au musée Rodin, et correspond avec son partenaire de création.

La compagnie La Tangente a voulu explorer de nouveaux médias pour exprimer la pensée de la chorégraphe.

Le résultat: peu ou pas de dialogue, mais des images projetées sur un mur et des décors, mais aussi les messages textes et les vidéos que l’artiste prend à partir de son téléphone, dans le musée.

Le spectateur verra donc en direct ce qu’écrit la chorégraphe à son partenaire, et ce qu’il lui répond. Tout cela servira de fil conducteur à la problématique de comment un créateur intègre ses inspirations dans son propre travail.

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Création collective

«C’est un peu une première pour nous», admet Claude Guilmain. «C’est une création collective à partir de nos idées.» On a Duncan Appleton à la composition d’image, Guillaume Houët-Brisbois à l’éclairage et Claude Naubert à la musique.

On voit la chorégraphe progresser dans son travail avec la conclusion: «Qu’est-ce que c’est la progression d’une création.»

Louise Naubert et Bernard Meney font également partie de l’affiche de L’Implorante, jouant le partenaire de la chorégraphe et la compagne de Rodin.

La troupe sera sur les planches du Théâtre Glendon du 6 au 11 juin. Elle présentera également un extrait de la pièce le 31 mai au COC pendant l’heure du lunch, dans l’amphithéâtre Bradshaw.

www.theatrelatangente.ca

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