La succursale torontoise de la librairie de Québec à l’AFT d’ici décembre

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C’est d’ici décembre que la Librairie du Quartier, à Québec, compte ouvrir une succursale dans les locaux de l’Alliance française de Toronto, selon le Toronto Star du 6 août qui confirmait des reportages du Devoir, puis de L’Express de Toronto.

Elle-même ouverte depuis un an seulement, la Librairie du Quartier va donc se greffer à un organisme francophone pour faciliter son implantation à Toronto, selon son copropriétaire Christophe Gagnon-Lavoie.

L’AFT est déjà le principal centre culturel des Franco-Torontois, mais c’est aussi une école de langue française pour adutes. Elle offre donc une base d’acheteurs potentiels de livres français intéressante.

La librairie s’installerait dans l’espace actuellement occupé par la bibliothèque de l’AFT. L’organisme planche sur ce projet depuis quelques mois, a indiqué le directeur général Thierry Lasserre au Toronto Star.

Besoin

Christophe Gagnon-Lavoie et son associé Grégory Oleffe, un comptable de Québec qui travaille présentement à Toronto, sentent qu’il y a un besoin important d’une librairie française dans la métropole depuis la fermeture de la vénérable Librairie Champlain en 2009 et, en 2014, de l’étage francophone du Worlds Biggest Book Store, puis de la Maison de la Presse.

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Restent le Salon du livre en décembre à la Bibliothèque centrale, et la petite librairie multiculturelle Rainbow Carterpillar pour jeune public, dans le quartier St.Clair et Dufferin. La nouvelle librairie serait la seule à offrir exclusivement du livre français.

En 1996, une succursale torontoise de Renaud-Bray avait fermé ses portes après seulement un an d’opérations déficitaires, une aventure qui avait mis toute la chaîne en péril.

La Librairie du Quartier (rue Quartier à Québec) a elle-même remplacé une autre librairie en difficulté: la Bouquinerie du Quartier, où Christophe Gagnon-Lavoie a travaillé pendant trois ans. «Mais nous avons apporté beaucoup de changements dans le personnel, les heures d’ouverture, l’offre, la présentation, et ça fonctionne très bien», dit-il.

Christophe Gagnon-Lavoie ne craint pas la concurrence de l’achat en ligne et du livre électronique. «Ce sont des innovations qui forcent les éditeurs à s’adapter, mais qui n’enlèvent rien à l’utilité et au plaisir du papier.»

Marché institutionnel

La librairie Champlain avait cessé ses opérations après que le gouvernement de l’Ontario avait obligé les conseils scolaires et les bibliothèques à acheter leurs livres directement des éditeurs (c’est le contraire au Québec: les institutions doivent traiter avec les librairies locales).

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C’est une situation qu’ignorait le libraire québécois, qui avait mentionné au Devoir qu’il comptait «sur le marché scolaire ontarien pour tenir la route». Il rectifie le tir en entrevue à L’Express en disant qu’il considère les ventes institutionnelles comme un «complément» des ventes directes aux particuliers.

Christophe Gagnon-Lavoie gérerait à distance sa deuxième succursale. L’antenne de Toronto serait plus petite. Elle serait baptisée d’un nom qui refléterait sa particularité linguistique, genre «Librairie française de Toronto».

Les éditeurs enthousiastes

Le Regroupement des éditeurs canadiens-français a accueilli la nouvelle avec enthousiasme, se disant préoccupé de l’absence de point de vente spécialisé en littérature francophone dans la ville-reine.

«Toronto est un milieu riche et stimulant, à la fois grâce à un important bassin d’auteurs francophones et des institutions incontournables comme les Éditions du GREF et le Salon du livre de Toronto», a souligné la directrice générale du RECF Catherine Voyer-Léger.

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