La mémoire du monde noir à Boréal

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Publié 02/03/2010 par Annik Chalifour

Mardi 23 février, le campus torontois du Collège Boréal a souligné le Mois de l’Histoire des Noirs sous le thème La mémoire du monde noir. «Les Noirs vivent partout dans le monde. Notre thème se veut une célébration des accomplissements des Noirs dans tous les domaines, au Canada et sur tous les continents», déclare Marlène Thélusma Rémy, maîtresse de cérémonie.

Mme Thélusma Rémy rappelle que «les activités reliées au Mois de l’Histoire des Noirs au Canada ont débuté dans les années 50. En 1979, la Ville de Toronto intègre officiellement les activités du Mois à son calendrier d’événements.

En 1995, le mois de février est proclamé Mois de l’Histoire des Noirs par décret du Parlement, suite à une motion soumise au gouvernement par Gene Augustine, première noire élue au Parlement canadien et la première à siéger au Cabinet.

Le Mois des Noirs représente un héritage que la jeunesse doit être conviée à célébrer, selon Mme Thélusma Rémy, professeure responsable du programme d’études techniques de Travail social au Collège Boréal de Toronto.

Dans ce contexte, quatre écoles secondaires de Toronto étaient invitées à participer à l’événement du Collège mardi dernier.

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La mémoire d’hier à aujourd’hui

Tout au long de la matinée, les élèves des écoles Collège français et Jeunes sans frontières du Conseil public ainsi que des écoles Sainte-Famille et Saint-Charles Garnier du Conseil catholique, ont animé des kiosques de renseignements sur plusieurs pays francophones qui partagent le patrimoine africain.

Les petits pavillons montés par les élèves, illustraient différents aspects de l’Histoire des pays d’où sont issus nombre d’entre eux, dont Haïti, le Tchad, la Guinée, Madagascar, la République Démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire et l’île Maurice, pour n’en citer que quelques-uns.

Une démarche éducative exemplaire, qui tout en saluant les diverses cultures noires et leurs accomplissements, a permis aux jeunes du secondaire de se familiariser avec le Collège Boréal.

Boréal est le seul établissement francophone d’études postsecondaires à Toronto, hors le campus Glendon au palier universitaire.

Apprendre par les symboles culturels

Le Mois de l’Histoire des Noirs offre l’opportunité de se remémorer les personnages clés et les faits historiques du monde noir, tout en permettant de faire le pont avec les diverses communautés noires qui participent au développement de notre société.

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L’événement du Collège Boréal a aussi voulu faire référence à l’histoire contemporaine de notre jeunesse franco-torontoise composée d’étudiants, toutes cultures confondues, qui se sont facilement rejoints à travers les arts de la scène.

«Les étudiants apprennent davantage sur le Mois de l’Histoire des Noirs si on intègre au programme des activités ludiques à caractère culturel», explique Diane Dubois, vice-présidente à l’enseignement.

Ainsi, la célébration a mis l’accent sur différents symboles culturels reliés au monde noir, dont la danse et la musique qui interpellent la jeunesse, la cuisine de style africain sous la forme d’un buffet de bienvenue et les diverses tenues traditionnelles portées par les membres du personnel du Collège pour souligner l’événement.

Cette ambiance à la fois culturelle et éducative contribue positivement au développement d’une vie étudiante stimulante qui représente un atout important pour attirer les élèves en route vers le postsecondaire, selon Bululu Kabatakaka, directeur de l’intégration culturelle et des programmes postsecondaires du Collège Boréal de Toronto.

Franco-Torontois de partout

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Le programme de la journée a débuté par un moment de silence en solidarité avec Haïti, suivi d’un spectacle de percussions et danses d’Afrique de l’Ouest proposé par le groupe Akwaba sous la direction artistique de Jean Assamoa.

Un choeur de huit élèves de l’école Sainte-Famille a interprété, sans accompagnement musical, de superbes chants d’Afrique du Sud

Les élèves du Collège français ont exécuté des danses africaines à caractère théâtral dont les chorégraphies étaient leur création.

«Nous sommes fiers d’accueillir des étudiants qui proviennent de plusieurs pays de la francophonie mondiale», mentionne Mme Dubois.
85% des étudiants qui fréquentent le campus torontois du Collège Boréal sont issus d’une immigration récente au Canada.

On tire une leçon de ces jeunes de partout dans le monde qui partagent ouvertement leurs cultures d’origine, tout en intégrant aisément la modernité du style de vie multiculturel de Toronto, relié à l’incontournable phénomène de la mondialisation.

Auteur

  • Annik Chalifour

    Chroniqueuse et journaliste à l-express.ca depuis 2008. Plusieurs reportages réalisés en Haïti sur le tourisme solidaire en appui à l’économie locale durable. Plus de 20 ans d'œuvre humanitaire. Formation de juriste.

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