La longue marche des femmes

Partagez
Tweetez
Envoyez

Comme toutes les dates symboliques, la Journée internationale de la femme ne tire pas ses origines dans un seul fait historique.

La référence historique principale de la Journée internationale de la femme remonte aux grèves ouvrières déclenchées en 1857 et 1911 à New York alors que les travailleuses du textile protestaient contre leurs piètres conditions de travail.

Citons aussi:
– Le 8 mars 1910 à Copenhague où une confédération internationale de femmes socialistes de tous les pays avaient créé cette journée en vue de servir à la propagande du vote des femmes;
– Le 8 mars 1914, les femmes réclamant le droit de vote en Allemagne;
– Le 23 février 1917 (calendrier grégorien) correspondant au 8 mars du calendrier (julien) à Saint-Pétersbourg des ouvrières manifestant dans la rue pour réclamer du pain et le retour de leurs maris partis au front.

Lien commun: des revendications

La condition de la femme ne sera prise en compte que durant le dernier quart du XXe siècle.

En effet, c’est en 1975 que se tint à Mexico la première Conférence mondiale sur les femmes afin, entre autres choses d’évaluer les résultats du système des Nations Unies dans la mise en oeuvre des recommandations formulées par le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes; et de reconnaître la part prise par les femmes à la réalisation de la paix dans le monde entier. Il y aura Nairobi en 1985 puis Beijing en 1995, etc.)

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Le thème adopté par le Canada cette année est «Cessons la violence faite aux femmes: Agir pour en finir». Une violence qui perdure malgré l’arsenal juridique existant!

Mais le 8 mars, c’est aussi reconnaître la contribution de ces femmes anonymes, infirmières, sages-femmes, institutrices qui ont contribué à la construction du Canada. C’est saluer la lutte frontale menée par certaines pour l’égalité juridique.

Ainsi, Emily Jennings Stowe a été à l’origine de la lutte pour l’égalité des femmes au Canada à titre de première directrice d’école (1852) et de médecin (1867). Les «Célèbres cinq», Irène Parlby, Emily Murphy, Nellie McClung, Henrietta Muir Edwards et Louise McKinney pour leur part, avaient demandé en 1927, à la Cour suprême du Canada d’interpréter le sens du mot «personne» de l’article 24 de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867 afin de savoir si les femmes étaient reconnues en tant que personnes pouvant être nommées au Sénat.

À la suite du jugement de la Cour établissant que le terme «personne» n’incluait pas les femmes, elles ont interjeté appel. Le 18 octobre 1929, le Comité judiciaire renversa la décision de la Cour suprême pour statuer que le terme «personne» de l’article 24 incluait les femmes et qu’elles étaient «admissibles à être appelées par le Sénat canadien et à en devenir membre». Pourtant, en 2007, on ne compte que 64 femmes sur 308 députés, soit 20,8%.

Il reste encore du chemin à parcouri

Statistique Canada notait dans le Quotidien du mardi 7 mars 2006 que «les gains moyens des femmes qui occupent un emploi sont toujours considérablement plus bas que ceux des hommes, de même qu’elles représentent une fraction disproportionnée de la population ayant un faible revenu»..

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Quant à celles issues des minorités visibles, bien que relativement bien et plus instruites, en moyenne, que les autres Canadiennes, elles sont un peu moins susceptibles d’être employées. De plus, elles sont généralement moins rémunérées que les autres travailleuses, observait le Quotidien.

La délégation canadienne à la 50e session de la Commission de la condition de la femme le 1er mars 2006 déclarait qu’«il a été déterminé que la législation sur l’équité en matière d’emploi et les autres mesures d’action positive constituent d’importants outils pour s’assurer que les femmes, de même que les membres des minorités visibles, les Autochtones et les personnes handicapées, puissent bénéficier d’un large éventail de possibilités d’éducation et d’emploi.»

Gageons que ces propos seront suivis d’effets!

Partagez
Tweetez
Envoyez
l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur