La «Frosh Week» de Glendon: une année qui commence en fanfare

Mais la francophonie reste discrète

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Publié 10/09/2013 par Nicolas Dot

Un goût de rentrée se faisait fortement sentir le 2 septembre dernier au collège universitaire Glendon, lorsque la semaine d’intégration – «Frosh Week» – a démarré tambour battant.

De ce lundi marqué par l’installation dans les résidences, jusqu’à ce dimanche achevé par un diner de clôture, tout le monde n’aura eu d’yeux que pour les nouveaux arrivants. Grâce à un accueil triomphal et chaleureux et à sept jours riches en émotions et en souvenirs, les élèves ont pu se familiariser avec ce nouveau monde qu’ils s’apprêtent à découvrir.

Un réseau de soutien

Près de 400 nouveaux étudiants ont participé à la semaine Frosh sans compter les 90 meneurs d’intégration, actuels étudiants en deuxième, troisième ou quatrième année et les 2 organisateurs Aedan Flynn et Gillian Wassmansdorf, leaders d’orientation.

Devenue, avec le temps, un véritable rituel pour ce collège bilingue situé aux croisements des rues Bayview et Lawrence, la semaine Frosh 2013 n’a donc pas dérogé à la règle et a encore une fois attiré les foules.

«La semaine Frosh permet de développer des relations d’amitié durables», clame haut et fort Vanessa Pukal, meneuse de l’équipe rouge. Megan Burns, du côté des oranges et élève de deuxième année à Glendon, voulait souligner le fait «que chacun est hors de son élément en arrivant à l’université et cette semaine est censée aider chacun à entrer pleinement dans cette nouvelle ère.»

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Des activités diverses

De façon à faire de l’édition 2013 de la semaine Frosh un millésime réussi, Aedan Flynn et Gillian Wassmansdorf, tous deux en quatrième année à Glendon, ont travaillé d’arrache-pied, et ont eu la lourde tâche en tant qu’organisateurs de concocter un programme copieux et excitant aux nouveaux étudiants.

Après la nomination des 90 meneurs en mai parmi les 200 candidats, ils se sont penchés, pendant tout l’été, sur les événements devant ponctuer cette première semaine de septembre.

Au programme finalement la semaine passée: soirées à thèmes passionnantes comme la «Soirée Multiculturelle» du mardi, la «Casino Night» du mercredi ou la «Soirée Acoustique» du samedi; des activités des plus originales en allant d’un match de football des Lions de York à une levée de fonds pour aider les personnes atteintes de la mucoviscidose; des excursions typiques avec par exemple une découverte sous des airs de «chasse au trésor» du centre ville de Toronto ou une journée aux plages de Wasaga.

Bref, c’est une première semaine chargée qu’ont vécu les nouveaux membres de la famille Glendon.

Beaucoup d’énergie

Répartis en 11 équipes de couleurs différentes, les nouveaux élèves et les meneurs expérimentés ont fait équipe pendant cette longue semaine.

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Aedan Flynn, lors d’une entrevue accordée à L’Express mettait l’accent sur le souhait de véhiculer l’image d’une «communauté extrêmement soudée» à travers cet événement annuel. Chants de fierté universitaire à foison, sarcasme envers l’Université de Toronto, ou chorégraphies hilarantes; une énergie positive, festive et agréable s’est dégagée presque en toute circonstance.

«L’année dernière, en tant que meneur, j’avais aidé 30 nouveaux étudiants à découvrir leur nouvelle demeure. Cette année, en tant que leader d’orientation, je voulais impacter la vie d’environ 400 personnes…et ce dans la joie et la bonne humeur », insistait Aedan.

Francophonie presque absente

Un des regrets de nombre de meneurs a cependant été l’absence presque totale de la langue française lors de ces sept journées. Comme symbole, nous pouvons constater la présence d’un seul chant en français et de quinze en anglais.
Marc Lee, membre de l’équipe jaune, francophone, et étudiant en deuxième année, estime «qu’il y aurait pu y avoir davantage d’événements bilingues».

Même son de cloche chez Eric Desrochers, un des meneurs de l’équipe bleu, Québécois d’origine, qui se disait lui «déçu du manque d’effort consacré à la francophonie, pourtant un des marqueurs identitaires de Glendon.»

Enfants

Par ailleurs, bien que globalement satisfaits d’une intégration inédite et électrique, certaines directives de la semaine Frosh ont été jugées par certains puériles et infantiles. L’interdiction d’alcool ou la sécurité ultra-renforcée des bizuts par exemple.

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Une des participantes allait même jusqu’à qualifier cette semaine de «simple babysitting où l’on se sent infantilisé». De plus, pour justifier l’interdiction d’alcool, on parle sans cesse du devoir de véhiculer une image saine et positive de Glendon.

Or, une fois la semaine Frosh terminée, à la minute près, bouteilles et canettes ont refait leur apparition de façon soudaine et incontrôlable.

Mais pour Mathilde et Ana Maria, deux Québécoises nouvelles à Glendon, ces quelques faux-semblants et ces mesures jugées parfois excessives, ne doivent ni entacher ni éclipser «l’organisation fantastique de ces sept jours et la diversité des évènements proposés».

Pour elles et pour tant d’autres nouveaux étudiants à la recherche de repères dans ce monde inconnu, la semaine a connu un franc succès. Car, il est indubitable, cette semaine Frosh 2013 sera désormais un recueil de souvenirs imprescriptibles, d’émotions indescriptibles, de moments impérissables.

Tous ces chants, toutes ces soirées magiques, toutes ces activités hétéroclites, auront permis aux nouveaux élèves de se sentir chez soi, accueilli dans une nouvelle demeure, une nouvelle famille.

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