La discrimination raciale revient en force

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La brutale action de la police, qui a ouvert le feu et tué 69 personnes lors d’une manifestation pacifique contre les lois sur les laissez-passer imposés par l’Apartheid, le 21 mars 1960 à Sharpeville (Afrique du Sud), a déclenché une prise de conscience collective sur la discrimination raciale.

Depuis 1994, le pays de Mandela d’où tout est parti est devenu un havre de tolérance, bien que de profonds stigmates soient toujours vivaces. Par contre, dans le monde, la discrimination semble prendre le chemin inverse!

La presse rapporte de tristes faits. Au Maroc, les immigrés d’Afrique subsaharienne sont arrêtés arbitrairement, humiliés et vivent un véritable calvaire.

En Israël, une partie de la population n’hésite pas à organiser des expéditions punitives contre des immigrés africains, diabolisés par les autorités politiques!

En Russie, un homme est poignardé dans la banlieue de Moscou. Des émeutes anti-immigrés s’ensuivent. La police ne fait pas dans la dentelle et embarque d’abord les populations venues d’Asie centrale et du Caucase, puis applique le délit de faciès: Chinois, Vietnamiens, Africains, etc.

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L’exemple vient d’en hau

Un ministre compare des Africains résidents en Inde à «un cancer» tandis qu’un autre annonce être sur le point de les renvoyer chez eux. Protestations diplomatiques puis… silence!

En Italie, Cécile Kyenge, ministre de l’Intégration d’origine congolaise, a eu droit aux insultes racistes, aux jets de bananes et même à un appel au viol. Cela fera une émule en France, où une élue a traité la ministre de la Justice Christiane Taubira de singe. Tout cela a occasionné l’émotion de rigueur dans les grands cénacles… puis du silence.

Un fabricant de cigarettes sud-coréen commercialise une marque, «This Africa», avec, sur le paquet, deux chimpanzés faisant sécher des feuilles de tabac au-dessus d’un feu!

Le sport, puissant moteur d’intégration, expose les tares humaines. Les stades de football sont devenus, en Europe singulièrement, de lieux d’expression de discrimination raciale. Ainsi, il est devenu ordinaire d’entendre des cris racistes fusant des gradins (singe, banane), singularisant systématiquement les joueurs noirs!

Un exemple à suivr

Le 11 mars dernier, un bref article du journal Metro rendait hommage à un homme, le professeur émérite Lee Lorch, américain d’origine qui s’est éteint dans un hôpital de Toronto, à l’âge de 98 ans! C’est vrai, des Lee Lorch, on n’en parle pas toujours.

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Comme cartographe militaire pendant la Seconde Guerre mondiale, il avait pris conscience du traitement que l’armée réservait aux soldats noirs et a fait son choix. Son engagement dans les droits civils et surtout dans plusieurs universités, encourageant les étudiants noirs à poursuivre des études en mathématiques, ont fait du Pr Lorch un paria aux États-Unis des années 1960 ! Il a dû choisir de s’installer au Canada en 1968. Trois de ses anciens étudiants furent les premiers à obtenir des doctorats en maths!

Un exemple de vie passée à donner un sens à l’égalité humaine! Le genre humain peut mieux faire, n’est-ce pas prof Lorch?

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