La dépression, c’est pas drôle

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Ils ont tout pour être heureux: la gloire, l’argent, la famille, les amis, la beauté, le talent, mais pas, apparemment, la santé (mentale), puisqu’ils se suicident. Heath Ledger, Philip Seymour Hoffman, par surdose de drogue. Robin Williams, qui s’est pendu avec une ceinture chez lui cette semaine.

La disparition d’un génie comique comme Williams provoque d’intenses réactions de tristesse, de colère chez certains, mais surtout d’incompréhension face au stress ressenti par ces vedettes (problèmes de riches?), face aux ravages de l’alcool et de la drogue omniprésents dans ce milieu (manque de volonté?), et face à la nature même des maladies mentales dont ils seraient atteints (réelles ou imaginaires?).

Or, tout le monde a un ou quelques cas lourds de maladie mentale dans sa famille et dans son entourage. Angoisse chronique, phobie débilitante, bipolarité manifeste, alcoolisme et abus de drogue, tentative de suicide, schizophrénie, fugue, errance, hospitalisation…

Ce n’est pas rare (un Canadien sur cinq, selon les chiffres officiels), au point où on s’interroge légitimement sur son propre état chaque fois qu’on cède à la colère ou qu’on réprime un sentiment inavouable.

Une minorité consulte un professionnel, avec des résultats variables. La majorité endure son mal, là aussi pour le meilleur ou pour le pire.

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Les surdoués sont-ils plus vulnérables? Il y a sans doute un lien entre le génie et la folie, entre la passion, le dépassement de soi, et la dépression (Clara Hughes, cycliste ET patineuse olympique, porte-parole de la campagne «Causons de maladie mentale»).

Peut-être qu’ils «pensent trop» et seraient donc plus torturés que les gens ordinaires face à la condition humaine et la leur en particulier…

Tout cela reste encore trop mystérieux. Il faut oeuvrer à ce que ça le soit de moins en moins.

L’Association canadienne de la santé mentale existe pourtant depuis 1918 et touche plus de 100 000 Canadiens par année. À Toronto, le Centre de toxicomanie et de santé mentale est le plus actif au pays.

Depuis quelques années (notamment suite au suicide d’un élève), le ministère de l’Éducation et les conseils scolaires examinent leurs interventions en matière de dépistage et de traitement chez les jeunes.

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Les médias font leur part (une chronique mensuelle sur la santé mentale dans L’Express à partir de septembre), mais on part de loin et la tâche est immense.

Bonne journée, soyez heureux.

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