Julien Barbagallo: le batteur français de Tame Impala

Le groupe australien se produit le 26 juillet au Budweiser Stage... à guichet fermé!

Julien Barbagallo
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Publié 18/07/2019 par Cindy Caron

Si vous suivez la scène musicale rock des dernières années, vous êtes probablement familier avec le groupe Tame Impala. Ses succès sont partout à la radio et dans les publicités. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que le batteur du groupe est Français. Entretien avec Julien Barbagallo.

Le hasard fait bien les choses

Originaire d’Albi dans le sud de la France, Barbagallo complète la section rythmique du groupe à saveur rock psychédélique depuis 2012.

Il a rencontré Kevin Parker, chanteur et homme derrière Tame Impala, par hasard dans un bar de Paris il y a 8 ans. «On a sympathisé, commencé à faire de la musique ensemble, et quelques mois plus tard il m’a dit qu’il cherchait un batteur pour partir en tournée avec Tame Impala.»

Le groupe Tame Impala (Julien 2e à partir de la droite)

Tame Impala

Le groupe s’est formé en 2007 à Perth en Australie. Parker compose tout et joue tous les instruments sur les albums, mais est toujours entouré des mêmes musiciens. Barbagallo est arrivé au sein du groupe lorsque le batteur de l’époque a fait le saut à la guitare.

Suite au succès retentissant des pièces Elephant, Feels Like We Only Go Backwards et Let It Happen ils se sont vus nominer aux Grammy Awards à trois reprises et leur popularité à montée en flèche.

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Le groupe de l’heure

En attendant la sortie de leur quatrième album, les comparses ont lancé la pièce Borderline et seront sur la route tout l’été. Ils ont récemment été une des têtes d’affiche des festivals de Coachella et Glastonbury et seront de la programmation de Lollapalooza et Osheaga.

Ils seront de passage à Toronto le 26 juillet prochain.

«Le show est vraiment devenu spectaculaire. C’est une expérience autant visuelle que sonore. Le public ne s’ennuiera pas une seconde!»

Tame Impala en concert

Rêves et meilleurs moments

Que reste-t-il sur la «bucket list» après avoir joué dans les plus grands festivals et parcouru la planète à maintes reprises? «C’est vrai qu’elle se raccourcit d’année en année cette «wish list», mais il reste encore beaucoup de grands moments à vivre. Par exemple le Madison Square Garden cet été!»

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Et un meilleur moment en carrière? «Franchement je refuse de choisir, c’est trop dur! Tous les groupes avec qui j’ai joué, tous les musiciens que j’ai rencontrés, les amis que je me suis faits, tout ça contribue à un gigantesque meilleur moment!»

Projet solo

En plus de parcourir le monde avec Tame Impala, Barbagallo est également à la tête d’un projet solo qui porte simplement son nom, Barbagallo.

Celui qui a sorti 3 albums en 3 ans, dont le plus récent, Danse dans les ailleurs, en 2018, travaille déjà à son successeur. «J’ai enregistré plusieurs nouvelles chansons à la maison ces derniers mois. Un premier extrait est sorti, la chanson s’appelle La Paix

La batterie à l’avant-plan

Sur scène il est aux voix et à la batterie, un peu à l’image d’une de ses idoles Phil Collins. Par contre il est bien encré en avant-plan, une formule que l’on a très peu vue et qui amène un dynamisme différent.

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«J’essaie de placer la batterie au-devant de la scène, physiquement. Ce n’est pas l’image classique du frontman, mais c’est une manière assez atypique de se placer pour un batteur. Le public a souvent besoin d’un petit moment pour s’adapter et accepter un homme-tronc sur le devant de la scène!»

Barbagallo lors d’un spectacle à Paris en 2018

En français

Il a choisi la langue de Molière pour son matériel original. «Mes premiers albums sous le nom de Lecube étaient en anglais. C’est quand j’ai choisi de chanter en français que j’ai pris mon propre nom Barbagallo. Une manière de me dévoiler pour de bon.»

Les textes de ses trois premiers albums sont très poétiques et sa musique mélodique.  Qui sont ses influences? «J’aime beaucoup la poésie de Guillevic par exemple, très naturelle, minérale. J’admire aussi beaucoup Pascal Quignard, le mélange savoureux entre l’économie de son style et les profondeurs complexes de son exploration de l’humain.

Pour la musique c’est très large, il y a un background classique qui va des Beatles à Neil Young en passant par Belle and Sebastian, et puis il y a des influences plus ponctuelles comme la musique médiévale ou sud-américaine.»

Julien Barbagallo

Souvenirs de Toronto

Lorsque Tame Impala est en pause de tournée, Barbagallo repart sur la route pour faire découvrir son matériel solo aux mélomanes aux quatre coins de la planète.

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Il se souvient très bien de son dernier passage à Toronto en 2017. «Le concert au Silver Dollar est un de mes meilleurs souvenirs de cette tournée solo. L’ambiance était vraiment électrique et le public (majoritairement anglophone ce soir-là) tellement bienveillant. Ce n’est pas prévu pour le moment, mais j’adorerais revenir au Canada.»

Julien Barbagallo

Julien sera de retour à Toronto en compagnie de ses collègues de Tame Impala le 26 juillet prochain alors qu’ils se produiront à guichet fermé au Budweiser Stage.

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