Il y avait foule au 9e Buskerfest: gloire aux arts de rue

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«Et applaudissez bien fort, cette femme vient de devenir maman!» Vraiment? Quelques secondes auparavant elle se tenait dans une double roue, en position grand écart et faisait valser l’appareil de plus de 45 kg comme si de rien n’était. Des scènes improbables qui s’offrent à vous lors des festivals d’art de rue (buskerfest). Quelques minutes plus tard, un danseur de hip-hop sautait au-dessus d’un groupe de cinq personnes alignées… Ne pas réfléchir, regarder…

S’ils avaient déjà participé au Buskerfest, Dominique Major et Martin Varallo n’y étaient plus revenus depuis un petit bout de temps. Le temps de faire un enfant. Venus présenter leur spectacle The Mat Velvet and Charlie show, le couple a régalé le public présent autour de la scène CTV, au croisement de Yonge et Jarvis. Appartenant au monde du spectacle depuis 20 ans, ils proposent ce show depuis un an seulement. Ces anciens artistes du Cirque du soleil, lui était clown, elle était acrobate, ont monté leur propre création.

«On joue dans des festivals. La rue c’est nouveau pour nous. Ce sont les autres artistes qui nous mentionnent aux directeurs des festivals. Dernièrement, on était en Nouvelle-Zélande.» Pour Dominique, également enseignante de trampoline, le retour au spectacle est un peu dur, en raison de sa récente grossesse. Sa roue, de type allemande, est très technique à maîtriser.

Après huit ans de pratique, elle peut être fière d’elle: «Je crois que je suis la seule femme au monde à faire de la roue allemande.» Beaucoup d’artistes utilisent une roue simple, la roue double est plus difficile à soulever. «Dans la rue, c’est très dur, la moindre pente, le moindre accroc devient dangereux», précise Dominique Major. La difficulté, le public la jauge et applaudit en conséquence. Les enfants sont surpris, les parents ravis, le spectacle fait son effet.

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En tout, plus de 80 artistes venus du monde entier ont participé à la neuvième édition du Buskerfest de Toronto. Durant quatre jours, du 21 eu 24 août, un enchaînement continu de spectacles a envahi la rue Front entre la rue Church et la rue Jarvis. Aux entrées du festival, des jeunes habillés en violet incitaient au don en faveur de la lutte contre l’épilepsie. Cette année, plus de 500 000 personnes étaient attendues pour les quatre jours de festivités, avec un pic le samedi. La réussite de l’événement s’est traduite par un engorgement de la rue Front. Il fallait prendre son mal en patience pour se rendre aux différentes scènes où performaient les artistes.

Le show le plus étourdissant nous venait de Tucson en Arizona, une jeune fille s’enroulait dans un gigantesque drap à plusieurs dizaines de mètres du sol. Elle s’envole littéralement, tractée par des ballons gonflés à l’hélium. Deux artistes, maîtrisent la direction du bouquet de ballons grâce à deux cordes qu’ils tiennent fermement depuis le sol. Succès indéniable pour la compagnie Flam Chen Pyrotechnic, le public n’en croit pas ses yeux et regarde rêveur la jeune acrobate effectuer des pirouettes et autres contorsions au-dessus de sa tête.

Un festival gratuit, pour la bonne cause, et qui de plus vous en met plein la vue tous les dix mètres. La recette paraît simple, mais elle est tellement efficace.

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