Il est normal de ressentir la nostalgie du pays qu’on a quitté

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En collaboration avec le CAMH (Centre de toxicomanie et de santé mentale), le FKZO a offert une conférence intitulée «Ma santé est mon reflet», à la bibliothèque de référence de Toronto, jeudi 2 août.

L’allocution présentée par Ketsa Maceus, infirmière au département de la recherche du CAMH, portait sur la nostalgie du retour vers le pays d’origine qu’on a quitté. Une conférence dynamique malgré le petit nombre de participants, où des Torontois d’origines haïtienne et africaine ont aisément partagé leurs points de vue.

La pensée positive

On entend parfois dire de la part de certains immigrants qu’ils ont la nostalgie de leur pays d’origine quand ils sont ici, et s’ennuient du Canada lorsqu’ils sont de retour là-bas.

«Ce n’est pas l’environnement qui nous entoure ni ce que nous possédons qui déterminent notre bien-être, mais notre état d’esprit», selon la conférencière.

«On peut être bien ou mal n’importe où, cela dépend de notre état intérieur. Cela varie grandement d’une personne à l’autre. Se sentir bien réside dans notre capacité à développer et maintenir la pensée positive», a-t-elle affirmé.

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Un contiuum d’attitudes

Il est normal de ressentir la nostalgie du pays et des gens que l’on a quittés. Selon les différentes circonstances associées à son départ, l’immigrant est appelé à traverser toute une gamme d’émotions qu’il devra apprendre à gérer, tout en s’installant dans son nouveau pays.

L’impact de cette nostalgie peut affecter la santé mentale du nouvel arrivant: «Il doit faire face à ce qu’il ressent, identifier ses malaises, chercher de l’aide s’il y a lieu», a souligné Mme Maceus.

L’infirmière a référé au continuum des attitudes que tout individu peut ressentir dans une situation de défi, dont celle de la nostalgie du retour.

On peut «s’adapter, se refaire, se consoler, se résigner, accepter», a-t-elle cité. Mais que signifie «se résigner»? Pour certains, il pourrait peut-être s’agir d’une attitude de défaite ou de soumission face à l’irréversible…

«Se résigner veut dire ‘accepter’ la nouvelle situation dans laquelle on vit, afin de se placer dans un état positif qui nous permettra de faire les choix judicieux pour assurer notre bien-être», selon Mme Maceus. Notamment pour l’immigrant, son établissement dans les meilleures conditions possibles.

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Parmi l’auditoire un jeune homme haïtien a témoigné de sa propre expérience: «J’ai quitté mes études de médecine en Haïti pour venir vivre ici.»

«À mon arrivée, j’ai pris la décision de me réorienter en apprenant que mon diplôme haïtien ne me permettrait pas de pratiquer la médecine au Canada. J’étudie maintenant à l’Université York dans un autre domaine.»

Là où on peut vivre, n’est pas toujours là où on veut vivre. Il y a de ces choix incontournables dans la vie auxquels on doit faire face. «Tout est une question de choix et d’attitude vis-à-vis de ses choix», a réitéré la conférencière.

Services multilingues à portée

Plusieurs organismes d’aide aux immigrants offrent des programmes et services gratuits aux nouveaux arrivants, dont les services en matière de santé dans la région de Toronto.

Le CAMH, spécialisé dans la recherche, les soins et les programmes reliés à la santé mentale, propose des ressources en français et autres langues dont le créole, spécifiquement conçues pour desservir les diverses communautés culturelles du Grand Toronto.

Les nouveaux arrivants francophones peuvent également bénéficier des services du Centre francophone de Toronto ainsi que de la nouvelle Entité de planification des services de santé en français pour la région de la Ville Reine, rebaptisée Reflet Salvéo, pour ne citer que ces deux organismes.

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