Guitare-percussion, une alchimie rare

Jazz sans frontières à l’Alliance française de Toronto

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Publié 19/02/2013 par Guillaume Garcia

Deuxième volet d’une série spéciale sur le jazz présentée par l’Alliance française de Toronto, Jazz sans frontières rassemblera sur scène le guitariste Éric St-Laurent et le percussionniste Michel DeQuevedo, deux amis qui travaillent ensemble depuis plusieurs années.

Les deux compères examineront l’influence des musiques du monde sur le jazz traditionnel et comment les rythmes peuvent se mélanger au sein d’une même composition.

Dominique Denis a eu l’idée de travailler encore une fois avec Éric St-Laurent, un guitariste hors pair de Toronto, afin d’instiller un dialogue musical avec un percussionniste. Cela tombait bien, Éric jouait depuis un petit moment avec «le meilleur percussionniste en ville», comme il décrit son ami.

«Avec Éric et Michel, on a voulu explorer et illustrer comment le jazz et les différentes musiques du monde sont en dialogue depuis longtemps», indique le directeur artistique de l’AFT.

Le public aura la chance de vivre une expérience spéciale puisqu’il est assez rare de voir sur scène un duo guitare-percussion.

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Pas que du jazz

«C’est vrai que ce n’est pas ce qu’on attend d’un duo jazz. On verrait plus un saxophoniste accompagné d’un pianiste», lance Dominique Denis.

«Je ne pense pas qu’il y ait de duos connus guitare-percussion, ni de disque en fait», rajoute le principal intéressé.

Refusant l’étiquette restrictive de «musiciens jazz», Éric St-Laurent et Michel DeQuevedo joueront plusieurs morceaux s’éloignant du monde traditionnel du jazz.

«On se connaît très bien avec Michel. On a déjà joué plusieurs fois tous les deux quand notre contrebassiste ne pouvait pas venir à un show. Ça a dû arriver deux ou trois fois. J’aime bien les petits ensembles. Il y a plus d’espace pour les musiciens», explique Éric St-Laurent, joint au téléphone la semaine dernière.

Aussi chanteur

Éclectiques dans leurs influences, les deux musiciens vont parcourir un répertoire original plus axé vers la chanson qu’à leur habitude, avec quatre ou cinq chansons de Michel DeQuevedo, un très bon chanteur selon les mots d’Éric St-Laurent.

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«On va aussi faire un tour du monde des rythmes qui influencent le jazz, l’Amérique du Sud, les rythmes afro-cubains, arabes, turcs. Avec simplement une guitare et des percussions, c’est un peu marcher sur une corde raide. C’est sûr qu’il y a moins de finesse dans le jeu, mais j’ai appris quoi faire pour souligner un accompagnement et faire un solo en même temps», avance-t-il.

Ce type de duo ouvre forcément des portes, mais en ferme tout autant. Les musiciens sont plus libres, ont plus d’espace, mais moins de «branches» auxquelles se rattraper!

«J’adore jouer avec les silences, un peu comme le faisait Miles Davis. On retrouve aussi ça en théâtre, quand les comédiens font de longues pauses après avoir débité beaucoup de texte. Je vais jouer avec ces silences pendant les solos», conclut Éric St-Laurent, enthousiaste de faire découvrir cet aspect de la musique au public de l’Alliance française.

Le vendredi 22 février à 19h30 à l’Alliance française, 24 Spadina Road.

Auteur

  • Guillaume Garcia

    Petit, il voulait devenir Tintin: le toupet dans le vent, les pantalons retroussés, son appareil photo en bandoulière; il ne manquait que Milou! Il est devenu journaliste, passionné de politique, de culture et de sports.

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