Grève des services essentiels à Toronto: un plan B s.v.p.

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65% des répondants à un récent sondage du Globe and Mail sur la grève des employés municipaux de Toronto ont suggéré de privatiser la collecte des ordures ménagères, une fois le présent conflit de travail réglé, pour éviter d’autres interruptions de ce service essentiel à l’avenir.

Évidemment, pour ne pas replonger la ville dans le chaos, une telle réforme ne pourrait être adoptée qu’après un débat public, par exemple par un nouveau maire et une majorité de conseillers qui en auraient fait leur cheval de bataille en campagne électorale, et qui auraient donc obtenu des citoyens un mandat clair.

Comme pour les déchets industriels et ceux des édifices à appartements, et comme pour les ordures ménagères à Etobicoke (héritage de l’administration d’avant la fusion des municipalités), la ville pourrait lancer un appel d’offres aux entreprises intéressées à ramasser, trier et disposer de nos ordures. Diverses routes et diverses tâches seraient attribuées aux entreprises qui répondraient aux critères. Il n’y a rien de sorcier là-dedans.

On présume que tout cela coûterait moins cher que le système actuel, malgré le profit recherché par les entreprises, non seulement parce que les salaires et les avantages sociaux offerts aux éboueurs et autres travailleurs de ce secteur seraient moins généreux qu’au sein de l’administration publique, mais aussi en raison des économies générées par la productivité supérieure de l’entreprise privée, où la paresse et les caprices sont moins tolérés que dans la fonction publique.

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Les citoyens de Toronto redeviendraient des clients à satisfaire plutôt que des otages à rançonner.

Malheureusement, l’administration du maire David Miller n’avait pas de «plan B» (la privatisation), confiante qu’elle était que son préjugé favorable aux syndicats et à la bureaucratie allait suffire à maintenir la paix sociale.

C’était même l’une des raisons qui justifiait un vote pour Miller. Qui pouvait, mieux que lui, faire comprendre aux employés municipaux la situation financière de la ville et ses priorités? On connaît maintenant la réponse: personne. Car les syndicats sont déconnectés de la réalité économique du reste de la société, inconscients de leur propre anachronisme.

Par ailleurs, que les négociations progressent ou piétinent, il est impardonnable de ne pas ordonner à la police de sécuriser la vingtaine de dépôts temporaires d’ordures afin de permettre aux Torontois d’aller porter leurs sacs sans risques d’être interceptés, retardés, incommodés ou insultés par les grévistes.

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