Grandes retrouvailles à la Soirée Québec

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Le Bureau du Québec à Toronto a organisé, encore une fois cette année, un événement grandiose pour la St-Jean-Baptiste, fête des Canadiens-Français et «Fête nationale» au Québec. Plus de 800 personnes ont participé le 23 juin à la Soirée Québec au Conservatoire de musique, rue Bloor ouest, où la région de Montréal était à l’honneur: ses artistes, sa gastronomie, ses designers de mode, son dynamisme économique.

Le chef de poste à Toronto, Paul-Arthur Huot, y a accueilli son patron, le ministre Pierre Moreau des Affaires intergouvernementales et de la francophonie canadienne, ainsi que la ministre ontarienne Monique Smith.

Suivie d’une réception où l’on pouvait admirer et surtout goûter à divers produits montréalais, la Soirée Québec comprenait un concert de la chanteuse de jazz Susie Arioli, accompagnée d’un contrebassiste et d’un guitariste, et de deux jeunes artistes lyriques, la soprano Charlotte Corwin et le baryton Étienne Dupuis, accompagnés de la chambriste Louise-Andrée Baril, pianiste officielle du Concours musical international de Montréal, associé aux Jeunesses musicales du Canada.

Étienne Dupuis a offert une prestation enjouée particulièrement mémorable d’un extrait du Barbier de Séville, apparaissant parfois parmi les spectateurs, sautant sur la scène au beau milieu d’une tirade, sortant inopinément un grand drapeau québécois de sa poche.

La radio-canadienne Lyne Boily et Leslie Roberts, du réseau Global, ont animé la Soirée avec verve et humour. Moins réussies ont été les présentations de mode de quelques couturiers montréalais, dont les mannequins, au lieu de défiler, restaient figés à l’arrière de la scène, sous un éclairage aléatoire.

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Une contorsionniste a aussi effectué quelques mouvements sur un anneau suspendu à quelques mètres du sol, clin d’oeil peut-être au Cirque du Soleil qui vient de Montréal. À la fin, on a fait revenir les artistes sur scène, mais derrière le piano et sans les représenter au public.

Dans l’ensemble, les participants ont paru beaucoup apprécier leur Soirée, qui servait pour plusieurs de retrouvailles entre francophones oeuvrant dans tous les milieux à Toronto.

Le ministre Pierre Moreau a notamment souligné la présence à l’événement du directeur du Centre de la francophonie des Amériques, Denis Desgagné, qui, selon M. Moreau, va multiplier les initiatives dans les communautés francophones du pays et, comme le nom le dit, des États-Unis et de l’Amérique latine.

M. Moreau participait récemment à la conférence des ministres de la francophonie canadienne, à Moncton, où les gouvernements provinciaux ont convenu de poursuivre leurs efforts afin de favoriser l’épanouissement des francophones du pays, d’un océan à l’autre.

Plus spécifiquement, a-t-il expliqué en entrevue à L’Express, les ministres veulent prioriser l’économie, les télécommunications et les services en français «de proximité» qui pourraient être fournis, sur mandat public, par certains organismes francophones locaux.

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Des divergences persistent, a-t-il reconnu, notamment sur le bilinguisme obligatoire des juges de la Cour suprême, auquel tient le Québec, l’Ontario et le Nouveau-Brunswick surtout, mais auquel résistent le gouvernement fédéral et quelques gouvernements provinciaux.

Par ailleurs, interrogé sur les récents bouleversements politiques au Québec (vague orange le 2 mai, implosion du Parti québécois, arrivée du nouveau parti de François Legault), le ministre libéral a indiqué qu’aux dernières élections fédérales, «les Québécois ont choisi de participer à la fédération canadienne» en votant NPD. «Cela ne signifie pas que le mouvement souverainiste est mort», dit-il, «mais cela signale que les gens, notamment les générations montantes, priorisent l’économie».

Au sujet de la crise au PQ et de ses retombées favorables au gouvernement du premier ministre Jean Charest, M. Moreau a dit simplement «ne pas se réjouir du malheur des autres», affichant une certaine prudence face à une situation qui reste très fluide.

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