Glendon partiellement désigné en vertu de la Loi sur les services en français

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L’Université York à Toronto a obtenu une désignation partielle en vertu de la Loi sur les services en français pour son campus du collège Glendon.

Selon Radio-Canada, dans une mise à jour du 1er mars d’un règlement de la Loi sur les services en français, la province indique que sont désignés:

– la prestation de programmes par le collège Glendon;

– les services de soutien aux études qui sont fournis aux étudiants par le collège;

– les services non liés aux études qui sont fournis aux étudiants par le collège Glendon, à l’exception du stationnement et de la sécurité, et à l’exception des services fournis par les clubs et organisations étudiants créés par le collège.

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Cela signifie pour Glendon:

– l’accès aux services en français doit être garanti selon le principe de «l’offre active» (on ne doit pas avoir à demander les services, ils doivent être présents et apparents);

– la représentation au conseil d’administration et dans les comités doit refléter la population francophone desservie;

– les francophones doivent être représentés au sein de l’équipe de la haute direction d’une manière équitable et efficace;

– le conseil d’administration et la haute direction sont imputables de la qualité des services en français.

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Alain Dupuis, directeur général du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) croit que cette désignation ne permettra pas d’offrir plus de services ou de programmes en français.

«Il ne faut pas se leurrer», dit-il, «une désignation garantit les services existants, les protège, mais la communauté a été claire. Elle veut plus de programmes et elle veut gérer une université comme on gère des écoles, des conseils scolaires et deux collèges communautaires.»

«Ils veulent s’assurer aussi qu’en désignant les programmes, ces programmes-là vont continuer, alors ça leur donne une assurance», a confirmé Madeleine Meilleur, la ministre déléguée aux Affaires francophones. «C’est pour justement dire haut et fort qu’on peut avoir des services en français à l’intérieur de cet établissement-là.»

C’est un pas dans la bonne direction a estimé France Gélinas la porte-parole du NPD en matière d’Affaires francophones à Queen’s Park. «Pour moi, c’est du positif. En demandant la désignation, tu viens de dire ouvertement que ces programmes-là vont être protégés par la Loi sur les services en français. Plus on aura de programmes universitaires en français protégés par la Loi sur les services en français, le mieux ce sera pour la population franco-ontarienne.»

Selon le règlement affiché par la province «les programmes menant à un grade de baccalauréat ès arts international (i.B.A.) ou à un grade de baccalauréat ès sciences international (i.B.Sc.)» sont exclus de la désignation. De plus, «la désignation se limite aux services fournis en personne par le collège Glendon au campus Glendon de l’université.»

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Cela soulève des questions pour Alain Dupuis. Il veut notamment savoir pourquoi ces baccalauréats sont exclus et «si les cours en ligne sont exclus, est que ça veut dire que les services de la bibliothèque ou les sites web sont exclus?»

«Les désignations sont quand même très vagues et donc c’est ouvert à l’interprétation des établissements», s’inquiète le responsable du RÉFO, qui se demande aussi si à l’intérieur des programmes désignés tous les cours seront offerts en français. «Par exemple un baccalauréat c’est 40 cours pendant quatre ans. Est-ce que ces 40 cours-là sont garantis. Est-ce que si un étudiant n’a pas accès à un cours dans la liste, est-ce qu’il va pouvoir faire une plainte», s’interroge-t-il.

Le collège Glendon est le sixième établissement postsecondaire à recevoir une désignation en vertu de la Loi sur les services en français. Les autres sont les collèges francophones La Cité et Boréal, la petite université francophone de Hearst et les universités bilingues d’Ottawa et Laurentienne à Sudbury.

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