Gila Martow dit comprendre l’histoire des Franco-Ontariens

Critique de l’opposition aux Affaires francophones

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La nouvelle députée de Thornhill, Gila Martow, croit être la seule membre francophone du caucus conservateur à Queen’s Park. C’est vraisemblablement pour cette raison qu’elle a écopé de la fonction de critique de l’opposition officielle pour les Affaires francophones, suite aux élections du 12 juin dernier.

Dans Thornhill, Mme Martow a succédé à un autre conservateur francophile, Peter Shurman. C’est un recomptage qui lui a finalement accordé la victoire, par une centaine de votes seulement, contre la libérale Sandra Yeung Racco.

En plus des Affaires francophones, elle sera aussi critique aux Affaires intergouvernementales et sur les enjeux du Grand Toronto.

En entrevue téléphonique (en français) avec L’Express la semaine dernière, Mme Martow se dit très heureuse de ces assignations. Elle s’est inscrite à un cours pour améliorer son français, qui lui prend de une à deux heures par semaine.

Née dans le quartier Chomedey à Laval, elle a fait ses études en anglais avant de s’installer en Ontario. Elle est optométriste. Elle milite dans diverses associations juives, et sa page Facebook comprend des commentaires sur la guerre actuelle entre Israël et le Hamas à Gaza.

Elle n’est pas encore au fait, dit-elle, de tous les dossiers prioritaires pour les Franco-Ontariens, mais elle a déjà participé à des événements impliquant la ministre (libérale) des Affaires francophones, Madeleine Meilleur, et elle connaît Denis Vaillancourt, le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario.

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M. Vaillancourt et son directeur général, Peter Hominuk, avaient fait une présentation devant le caucus du Parti Progressiste-Conservateur pour une première fois l’an dernier. Elle accepterait volontiers qu’un tel événement se répète. Elle promet également d’aller à la rencontre du plus grand nombre de membres actifs de la francophonie ontarienne.

Mme Martow souhaite surtout que «tout le monde comprenne l’histoire des francophones en Ontario et au Canada».

En réaction au dernier rapport annuel du Commissaire en français, François Boileau, elle est moins précise. «C’est possible», dit-elle, «qu’on devrait avoir un comité permanent sur les Affaires francophones à l’Assemblée législative; il faut examiner cette recommandation.»

Il faut bien sûr continuer de fournir des services provinciaux en français, mentionne-t-elle, «surtout en santé et dans le système de justice, mais toujours en tenant compte de l’état des finances publiques».

Mme Martow confirme que le site web du Parti progressiste-conservateur, dont on trouvait une version bilingue pendant la campagne électorale, est redevenu unilingue anglais. «C’est une question d’argent», explique-t-elle, «et de difficulté de trouver un militant francophone qui pourrait s’en occuper»…

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