Forum économique des Amériques: repenser la croissance

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Le Forum économique international des Amériques s’est tenu les 27 et 28 octobre 2014 à Toronto, où des personnalités du monde politique et économique sont intervenues sur des questions majeures liées à la croissance mondiale, la finance, l’énergie et l’innovation.

Luis Guillermo Solís Rivera, président du Costa Rica, l’ancien secrétaire d’État américain Henry Kissinger, ainsi que 90 conférenciers et décideurs ont ouvert une tribune aux 1800 participants au cours de sessions à thème ciblé.

Énergie

Al Monaco, le pdg d’Enbridge, a affirmé sa vision sur l’avenir du secteur énergétique canadien. Celui-ci passe par une diversification des marchés trop concentrés actuellement sur le plus gros client mondial à proximité, les États-Unis.

Face à l’ancienne représentante de l’autorité nucléaire au Royaume-Uni et présidente en exercice du fonds de pension britannique UK Pension Protection Fund, Barbara Thomas Judge, venue ouvertement défendre l’intérêt de l’énergie atomique en Amérique, le dirigeant du groupe pétrolier Enbridge considère que le Canada doit développer son potentiel économique avec l’énergie fossile, les ressources naturelles étant la base de l’économie du pays.

Du débat légitime sur l’impact du CO2 sur les changements climatiques aux revendications environnementales jugées excessives sur les médias sociaux, Al Monaco estime que l’opposition canadienne au développement du transport du pétrole à travers l’Amérique du Nord représente une contrainte importante pour le secteur. Les réclamations portées par les Premières Nations sont posées comme un défi à résoudre pour les industriels.

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À la volonté exprimée par Perrin Beatty, le président de la Chambre de commerce du Canada, de satisfaire de manière responsable la demande mondiale en énergie, David Collyer, le président de l’Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP) a signalé que «la performance dans la chaîne de valeur en matière de politique environnementale» ou  «la transparence dans le discours avec les différentes communautés» restent des objectifs à atteindre.

Le représentant des producteurs pétroliers annonce que « l’Amérique du Nord a atteint son indépendance énergétique» et sera en mesure d’approvisionner d’autres marchés «notamment asiatiques». David Collyer fait savoir que «la stabilité politique du Canada est une valeur sûre pour les investissements privés», ce qui devrait rassurer les potentiels intéressés et assurer le développement de l’exploration pétrolifère. Il a également noté que les projets pour les cinq années à venir étaient déjà tous financés.

La chute actuelle des cours du brut a fait émerger l’incertitude autour de la compétitivité du pétrole canadien. Le directeur de l’ACPP estime que le coût de la main-d’oeuvre canadienne trop élevé, comparativement au reste des pays producteurs de pétrole, représentait un obstacle majeur. Une réduction du coût du travail dans le secteur pétrolier au Canada semblait être une réelle préoccupation.

David Collyer a indiqué que les innovations technologiques devraient contribuer à améliorer la productivité dans l’industrie pétrolière. Au stade actuel, un baril en dessous de 45 $ ne peut pas être franchi pour que «l’or noir canadien» soit concurrentiel sur les marchés internationaux.

High-tech

L’avènement des nouvelles technologies a modifié le comportement des consommateurs dans le monde. Internet représente de nouveaux canaux d’opportunités commerciales pour le Canada et connecte les clients du monde entier avec les entreprises canadiennes.

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Pierre Cléroux, vice-président à la recherche et économiste en chef à la Banque de développement du Canada (BDC), établit le constat suivant: seuls 41% des petites et moyennes entreprises canadiennes disposent d’un site web et 13% proposent des produits ou des services en ligne.

Un message du représentant de la banque gouvernementale a été adressé directement aux dirigeants présents sur le forum: les PME canadiennes doivent marquer leurs présences sur internet et il précise que ce challenge repose aussi sur une réglementation plus adaptée.

L’expert de la banque canadienne a indiqué que les technologies de l’information et de la communication ont facilité le commerce mondial et ont permis aux petites et moyennes entreprises de s’insérer à l’export sur des marchés dominés auparavant par les seules multinationales.

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