Finale des Improbables: les bleus font flancher les rouges

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Victimes de leur succès, les Improbables ont du refuser l’entrée à plusieurs personnes mardi soir dernier au Fox and Fiddle. La grande finale opposait les rouges et les bleus, comme lors de la toute première rencontre, et était arbitrée par le capitaine des jaunes.

On retiendra que les bleus, outsiders de ce dernier match pour la victoire ont réussi à faire flancher des rouges qui semblaient destinés au trophée. Dans le sport tout peut arriver!

On retrouvait dans quasiment les mêmes joueurs que lors du tout premier match qui avait opposé les rouges et les bleus. Entre temps, ils se sont entraînés, ont progressé et sont forgés une amitié, une passion qui se traduit sur l’aire de jeu.

Après cinq ans d’improvisation en France, Alban découvrait le haut niveau du Canada. «J’étais trop entraîné comme un Français. Il y a beaucoup moins de challenge. Là il y a une émulation, surtout quand tu joues les finales. C’est un esprit de sport, tu joues chaque point à fond. »

Alban a dû s’adapter à la rigueur du jeu au Canada, berceau de l’improvisation et aussi aux différents accents et cultures qui composent l’équipe des Improbables. «Au début j’étais sur un fil, mais au bout de six mois ça va!» Pas évident de comprendre les «jokes» venues de toute la francophonie.

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Pour Laurent, la finale ressemblait à l’aboutissement de tout un semestre de travail. Après sa rencontre avec Barbara-Audrey Bergeron lors d’un atelier d’improvisation au Théâtre français de Toronto, elle lui propose de rejoindre la ligue qu’elle est en train de lancer avec Guillaume Touzel-Bond et Sonia D’Amico.

«Ça m’a beaucoup plus et je suis entré dans le projet. Je me suis inscrit à l’impro parce que je suis timide et ça m’a aidé d’être sur la scène. Une fois que tu y es, tu n’as plus trop le choix et le public t’aide à te surpasser.» En tout cas, une chose est certaine pour l’année prochaine, Laurent «resigne direct»!

Les yeux brillants à la fois de fierté, mais aussi de surprise devant tant de réussite, Barbara-Audrey Bergeron se rappelle qu’elle n’avait pas eu «les guts» de se lancer dans l’improvisation avant cette année. «Je savais qu’il fallait que je parte quelque chose, autre chose de nouveau. On voulait aussi toucher un public plus jeune. Je suis tombé sur les bonnes personnes.»

Elle a, de fait, rencontré Sonia D’Amico au moment au Second City lançait des sessions d’impro en français et dans la foulée elle fait la connaissance de Guillaume Touzel-Bond, qui avait déjà mis sur pied une ligue à Montréal.

Les trois co-fondent Les Improbables en fin d’année dernière.

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«C’était une saison-pilote. Faut faire de quoi de plus gros maintenant!», se réjouit Barbara.

Les Improbables réfléchissent déjà à trouver un endroit plus grand pour la saison suivante. «On va faire un sondage, pour voir si on peut faire quatre équipes, et si on pense pouvoir ramener 50 personnes par soir.»

Encore sous le choc de la victoire des bleus, dont elle était la capitaine avant de laisser le brassard à l’expérimenté George, Barbara «ne réalise pas encore» tout ce qui s’est passé en quelques mois. «J’ai dû tellement apprendre pour faire de l’impro» conclut-elle, comme pour dire qu’elle ne s’attendait pas, mais vraiment pas à rencontrer le succès que les Improbables ont rencontré, ni à gagner le trophée lors d’une finale épique!

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