Et si l’on observait un peu plus loin que le bout de notre Terre…

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Deux milliards d’habitants, sur les sept que compte notre planète, dépendent au quotidien des satellites. Météorologie, navigation, économie, défense, télécommunication. Les écosystèmes créés par l’homme gravitent grâce aux satellites.

Cette liaison a débuté par l’envoi en orbite de Spoutnik 1 en 1957.

C’est l’aventure qu’est venu contée le 1er octobre, au Café scientifique de l’Alliance française de Toronto, le Dr Serge Plattard, expert spatial invité par le consulat de France, qui a proposé au public une immersion dans la conquête du Cosmos et de l’Espace-Temps par l’homme.

Le conférencier a d’abord abordé la relation qu’entretiennent les humains avec leurs satellites.

En finance, les échanges en temps réel de milliards de dollars par les places boursières aux quatre coins de la planète sont reliés par satellite. Dans l’Union européenne, 7% du PIB est assujetti à la navigation orbitale.

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«Si ces systèmes tombent en panne, la Terre s’arrête de fonctionner!»

Même un tracteur en plein champ? Dans les grandes exploitations, ces tractions aujourd’hui automatisées progressent avec une précision de conduite de deux centimètres via une navigation à  36 000 km… «Nous nous sommes rendus esclaves des satellites», soutient le physicien nucléaire.

La planète Mars

Au-delà des aspects pratiques du satellite, le professeur Plattard nous décrit les enjeux autour de la planète Mars en commençant par une certitude: «il y a eu de l’eau!»

Il décrit un cliché restituant les sédiments d’un ancien lac trouvé par le «Rover» des États-Unis à plus de 54,6 millions de km et, on décèle ce qui est pour les scientifiques, une atmosphère au travers d’un dégradé de lumières d’un époustouflant coucher de soleil depuis Mars…

Alors, des habitants dans quelques années? Le fameux projet Mars One d’envoyer des hommes vers la planète rouge sans ticket de retour est, selon lui, une aberration.

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«Il faut dix-huit mois au minimum pour effectuer le trajet, envoyer des humains dans cette expédition sans savoir organiser un quelconque retour sur Terre est, à ce stade de connaissances, un suicide collectif!»  

Certes, il y aurait une autre école de pensée, celle de Buzz Aldrin, le deuxième homme à avoir mis les pieds sur la Lune, qui serait de créer une base de vie qui servirait de relais vers l’exploration galactique identique à celle qu’ont pu réussir les premiers arrivants d’Europe en Amérique, tout cela dans près d’une quarantaine d’années.

La compétition spatiale est rude Le marché évalué à 200 milliards $ attire chaque année de nouveaux pays. Le 24 septembre 2014, l’Inde a mis en orbite de Mars une sonde pour un coût dix fois moins élevé que les entreprises américaines (83 millions $) ce qui intéresse fortement toutes les agences spatiales.

Ère de collaboration

Rendues à l’évidence, les grandes nations ont passé le stade de la rivalité des premières conquêtes de l’Espace et sont entrées dans une nouvelle ère de collaboration, celle de l’exploration de l’Univers.

«C’est encore un mode de coopération archaïque», regrette le conseiller scientifique international, quand on mesure la distance qui sépare les plus lointaines galaxies des tensions géopolitiques des Terriens.

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À la question d’un auditeur sur le refus du gouvernement canadien de délivrer des visas aux scientifiques russes et chinois devant assister à la Semaine d’astronautique de Toronto organisé du 29 septembre au 3 octobre 2014, le Dr Serge Plattard répond que «les lanceurs américains sont propulsés par des moteurs russes pour envoyer des satellites utilisés pour surveiller l’ex-Union Soviétique»…

Cette objection du gouvernement canadien n’est donc qu’un simple évènement diplomatique comparativement aux échanges scientifiques internationaux au sein de la Station spatiale internationale. Celle-ci a contribué au rapprochement Est-Ouest. Dans quelques années, les taïkonautes («homme du grand vide») chinois accueilleront, dans leur station déjà en orbite, des astronautes américains et russes, affirme le spécialiste.

Du projet en cours pour faire atterrir une sonde sur un astéroïde aux splendides photographies de galaxies aux dénominations un peu moins «exotique», cette soirée extrêmement riche en précision scientifique en a fait voyager plus d’un.

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