Élection du pape François: «Une belle surprise»

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L’élection, mercredi dernier, du pape François à la tête de l’Église catholique, est une «belle surprise» pour le père Jean Al Alam, pasteur de la mission Saint-Frère-André (région de York et Simcoe) et vicaire de la paroisse Saint-Louis-de-France (quartiers nord de Toronto).

Sa réaction semble résumer aussi celle de quelques prêtres francophones du Grand Toronto, de même que celle de dirigeants du Conseil scolaire de district catholique Centre-Sud (CSDCCS), contactés par L’Express.

Le curé de Saint-Louis-de-France, le père Ziad Maatouk, était le plus exubérant: «C’est une grande joie» que cette élection, explique-t-il, après la «période de doutes et d’inquiétudes» qui a suivie l’annonce du départ à la retraite de Benoit XVI.

«Ça me rappelle la douleur de la Passion du Christ qui fait place à la joie lors de sa Résurrection.»

«Comme tout le monde, je suis surpris… et je suis content d’être surpris», dit le père Maatouk, qui a suivi l’événement en direct devant la télévision avec d’autres amis prêtres de North York. Il se réjouit aussi du processus qui a mené au choix du nouveau pape.

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Pape des pauvres

Chacun de nos interlocuteurs ont souligné l’humilité et le dévouement envers les pauvres, inspirés de Saint François d’Assise, annoncés par le nom choisi par l’ancien cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio.

«Ce sera un pape des pauvres, un pape du peuple pour le peuple», prédit le père Al Alam.

«Un pape proche des pauvres qui ouvre un nouveau chemin pour l’Église», indique le père Maatouk, qui n’est pas rebuté par l’âge avancé – 76 ans – du nouveau pape: «il a au moins un bon 10 ans pour faire un beau travail», assure-t-il.

Les pères Maatouk et Al Alam appartiennent tous deux à l’ordre Antonin Maronite, tout comme le curé Antoine Badr de la paroisse Sainte-Famille à Mississauga, qui a toutefois refusé de commenter publiquement l’élection du pape François.

Le père Edmond Gendron, curé de la paroisse Assomption de Notre-Dame, à Oshawa, a été peu loquace lui aussi, indiquant qu’il n’a pas suivi les reportages en direct en provenance du Vatican («j’étais au travail»), qu’il n’était pas particulièrement surpris ou heureux du résultat du conclave, et qu’il priait pour le nouveau pape François «parce qu’il a une lourde tâche».

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À la paroisse Sacré-Coeur, au centre-ville de Toronto, le curé Justin Desroches nous a répondu par courriel que «nous devons nous demander ce que nous nous attendons d’un pape. Il y en a qui vont vouloir un pape orateur, politicien, humble, mais qui démontre beaucoup d’entregents. On ne peut pas se faire un pape à notre image. Nous devrons aussi respecter ses limites.»

Modernisation

Selon le père Desroches, «la Parole de Dieu a besoin d’être interprétée pour aujourd’hui».

«On interprète souvent la Bible pour lui faire dire ce que nous désirons», écrit-il.

Le père Desroches a remarqué que le nouveau pape a invité la foule rassemblée sur la Place Saint-Pierre à prier «pour lui». Selon lui, une invitation à prier «avec lui» aurait davantage «responsabilisé chaque personne dans son engagement. Pour moi, c’est la nouvelle approche pastorale à venir, qui saura redonner la juste valeur aux gens.»

De son côté, Réjean Sirois, le directeur de l’Éducation du CSDCCS, a déclaré que «tout semble indiquer que le nouveau pape est un homme humble et près des gens. Il n’hésite pas à s’engager avec et pour les pauvres. Il a également fait beaucoup pour les jeunes. Ses premières paroles laissent entrevoir un pontificat sous le signe de l’espérance.»

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