Du soutien aux élèves victimes d’intimidation

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Secoué par le récent suicide d’un adolescent à Ottawa, et la semaine même où une tragédie semblable se répète en Gaspésie, le gouvernement de l’Ontario a présenté le 1er décembre des mesures additionnelles pour lutter contre l’intimidation à l’école.


La province renforcera son partenariat avec Jeunesse, J’écoute afin de s’assurer que les enfants et les jeunes victimes d’intimidation aient le soutien nécessaire pour s’épanouir et atteindre leur plein potentiel.


La nouvelle «Loi pour des écoles tolérantes» exigera que tous les conseils scolaires prennent des mesures de prévention de l’intimidation, imposent des conséquences plus sévères et soutiennent les élèves qui veulent encourager la compréhension et le respect de tous.


Cela signifie, entre autres, qu’on permettra aux élèves de créer des associations regroupant spécifiquement des jeunes hétérosexuels et homosexuels, ce qui est encore parfois controversé dans les écoles catholiques. Celles-ci réagissent cependant favorablement à l’initiative gouvernementale, assure le surintendant chargé des dossiers de la sécurité et des services à l’élève au conseil scolaire catholique, Jérôme Pépin.


En entrevue à L’Express, il mentionne que dans les écoles catholiques, les associations d’élèves s’intéressant à l’intimidation ne mettront probablement pas uniquement l’accent sur l’orientation sexuelle, ce que leur permettra d’ailleurs la nouvelle Loi.


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Ça se fait déjà


Des tels groupes gais et hétéros existent déjà dans certaines écoles secondaires du Conseil scolaire Viamonde, le conseil public non confessionnel, indique Jennifer Lamarche Schmalz, la surintendante à l’Éducation chargé des écoles secondaires et, entre autres, du dossier de la sécurité et de l’intimidation.


Les nouvelles mesures annoncées par le gouvernement viennent «renchérir le travail qu’on fait déjà», dit-elle. «On y travaille et on y croit.»


Mme Lamarche Schmalz souligne que les écoles françaises, déjà très multiculturelles, étant souvent plus petites que les écoles anglaises, tout le monde se connaît. Or, les problèmes d’intimidation sont précisément des problèmes relationnels ayant trait à la diversité. Il serait donc plus facile de dépister et traiter ce genre de conflits dans nos écoles.


Les jeunes devraient être libres d’exprimer leur identité à l’école, peu importe leur ethnie, leur religion, leur culture, leur sexe ou leur orientation sexuelle, a dit le premier ministre Dalton McGuinty.


«L’intimidation est un problème sociétal, ce n’est pas juste dans les écoles», explique M. Pépin. Au
CSDCCS (Conseil scolaire de district catholique Centre-Sud), «c’est un problème qui est traité au quotidien», même si les cas sérieux (rares) peuvent nécessiter l’envoi d’une équipe spécialisée. «Le plus souvent, l’intimidation prend la forme de l’exclusion, et nos enseignants surveillent déjà de tels comportements», dit-il.


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Facebook et textos


Les directions d’école possèdent déjà le pouvoir de suspendre un élève coupable d’intimidation, physique, verbale ou sur Facebook. Face au «cybertaxage», c’est-à-dire l’intimidation ou la diffamation sur Facebook ou par textos, M. Pépin et Mme Lamarche Schmalz sont épaulés par le secteur informatique de leur conseil scolaire respectif.


Le plan gouvernemental prévoit également la création d’un Comité d’experts en matière d’écoles tolérantes, qui fournira des conseils au sujet de ressources axées sur une approche holistique, incluant la prévention et l’intervention précoce.


Le ministère demandera au Conseil du curriculum de l’Ontario qu’il présente l’année prochaine un rapport sur l’intégration de l’équité et la prévention de l’intimidation dans tout le curriculum.


Enfin, une campagne de sensibilisation du public mettra l’accent sur le fait que «tous les Ontariens et Ontariennes ont un rôle à jouer pour prévenir l’intimidation et y mettre un terme».


«Tous les jours, nous entendons des jeunes qui sont prêts à tout pour arrêter l’intimidation, mais qui ne savent pas vers qui se tourner», indique Sharon Wood, la pdg de Jeunesse, J’écoute, service gratuit, bilingue, anonyme et offert 24 heures sur 24.

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