Des Spielberg en herbe à la Médiathèque

Le camp d’animation vidéo de l’ONF suscite des vocations

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Nigan va bientôt avoir 10 ans, il est venu de Montréal pour participer à un camp d’atelier animation organisé par la Médiathèque de l’ONF de Toronto. Jeudi, tous les enfants réalisaient leurs petits films en compagnie des animatrices Renée et Katia. Leurs films ont été projetés le lendemain en présence des parents.

Ils ont entre 7 et 13 ans et connaissent déjà les rudiments de l’animation. Oui, la jeunesse d’aujourd’hui comprend tout, et vite. Depuis lundi, la dizaine d’enfants participant à l’atelier d’animation en français proposé par la Médiathèque de l’ONF de Toronto, a écrit une histoire, fabriqué des personnages, dessiné des décors et réalisé un tournage.

Dans une salle de la Médiathèque de l’ONF au coin de John et Richmond, Henri est en train de faire passer le personnage principal de son histoire dans la spirale du futur pendant que Katia, originaire de Montréal mais Torontoise d’adoption, fait bien attention d’enregistrer ce qui se passe sur la table.

Une grande feuille de papier sur laquelle est dessinée une spirale rouge fait office de décor et le héros, sorte de monstre vert aux grands yeux, est manipulé par Henri qui lui fait faire des quarts de tour sur lui-même afin de rendre compte de l’aspiration du bonhomme vert par la spirale du futur.

La scène filmée, on remplace la spirale par un décor de caverne devant lequel des personnages de pâte à modeler sont placés avant le combat final.

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«Ils avaient des consignes, comme expliquer leur histoire en trois phrases à leurs camarades, le début, le milieu, la fin. Trois personnages seulement pouvaient bouger, ils n’avaient droit qu’à deux ou trois arrière-plans», indique Katia Houde, une des deux animatrices du camp.

Pendant qu’un groupe réalise Thomas King contre les Blobs, un autre groupe d’enfants termine le générique de son film d’animation. Sur une vitre rétro-éclairée, les enfants versent des sables de couleur et écrivent les mots du générique, que Renée Lottridge, la deuxième animatrice, prend en photo à chaque nouvelle lettre.

Il faut bien faire attention, demain ce sont leurs parents qui viendront voir les travaux terminés sur grand écran.

Ils seront peut-être surpris de la reconnaissance que montrent les enfants à leurs deux animatrices puisque le méchant d’un des films est un corps à deux têtes, celles de Renée et Katia, surnommé Renkat! Sympa les marmots!

Pour Arvin, tout ça n’a rien de nouveau, il a déjà participé au premier camp, en juin. Il a tellement aimé ça qu’il est revenu pour le camp en français. En école d’immersion, le jeune de 9 ans prend bien le temps de nous expliquer les Blobs, c’est son concept, et qu’il a réussi à le faire accepter par ses petits camarades des deux camps!

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Pendant que Henri et les autres placent et déplacent les personnages de Thomas King contre les Blobs devant le panneau de décor, Arvin continue, en disant que là «c’est la fin du projet, et ça devient très excitant». Tenant un personnage dans une main, il fait des bruitages dignes de La Guerre des étoiles.

Rien d’étonnant, le bonhomme de pâte à modeler n’est nul autre que Rick Mercer de la Guerre des étoiles. Ah les jeunes et leur imagination!

Dans l’autre pièce, Nigan termine son générique et prend le temps de nous dire pourquoi il est ici. «C’est mon père qui a vu ce camp, et il s’est dit que j’aimerai ça. Vu que mon oncle et ma tante étaient ici, je suis venu de Montréal. Et ça en vaut la peine! C’est cool comme camp, ce serait cool aussi s’il y en avait à Montréal.»

Passionné de dessin, Nigan gribouille tout et n’importe quoi, comme il le dit si bien lui-même, «bin des affaires, qui me passent par la tête». De la folioscopie, à la réalisation en passant par l’écriture et le son, les enfants ont touché à toutes les techniques nécessaires en animation.

L’après-midi sera consacrée à l’enregistrement des bruitages mais ne nous faisons pas de souci pour eux, à les entendre bruiter tous les mouvements de leurs personnages, ils s’en sortiront certainement très bien!

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Toute l’année, la médiathèque de l’ONF organise des ateliers journaliers sur des thèmes du cinéma ou de la réalisation. Malgré tout, ces camps vont beaucoup plus loin, en obligeant les jeunes à travailler et réfléchir ensemble tout au long du processus de l’animation de leur film.

Alors, à quand la sortie de Thomas King contre les Blobs dans toutes les salles de Toronto? Tremble Steven Spielberg, tremble, la relève arrive!

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