Des combattants canadiens honorés par la France

Deuxième Guerre mondiale

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Mercredi dernier, dans le mess des officiers au Collège des Forces canadiennes de Toronto, douze vétérans canadiens de la Seconde Guerre mondiale ont été décorés de la Légion d’honneur, 70 ans après la libération de la France.

Âgés de 89 à 98 ans, devant leurs familles, des membres de l’armée canadienne, des dignitaires et des élèves du Lycée français de Toronto, douze vétérans canadiens ont reçu la Légion d’honneur, la plus haute des distinctions nationales françaises.

Juno Beach

Hallett John Whitten, un vétéran, ne s’attendait pas à recevoir cette distinction, mais «c’est un honneur!», affirme-t-il.

Le retraité se souvient qu’à 15 ans, il avait tenté de rejoindre les rangs de la Royal Air Force, en vain. Il s’est finalement dirigé vers la Marine royale canadienne, happé par une ferveur partagée avec ses compagnons d’alors, d’aller défendre la France. «Tous mes amis s’engageaient!», explique-t-il.

Le 6 juin 1944, lorsqu’il vogue sur la Manche à bord du HMCS Prince Rupert, une frégate de classe River, il n’a que 19 ans.

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Comme de nombreux soldats, il est retourné en France pour des cérémonies de commémoration. «On était accueillis comme des héros!», affirme M. Whitten.

M. Roscoe James Cummings, a aussi eu l’occasion de retourner sur le lieu exact où il avait débarqué, le 18 juin 1944: Juno Beach, la plage normande où plus de 300 Canadiens ont perdu la vie. M. Cummings était âgé de 20 ans seulement.

Autant dire que cette décoration lui «rappelle des souvenirs».

Une femme

Une femme a aussi été honorée. Il s’agit d’Hellen Kerr. Originaire de la Saskatchewan, elle s’est engagée dans le corps médical de l’armée canadienne, à 23 ans, en tant qu’infirmière, avec sa sœur, elle aussi du métier. «On venait juste de graduer!», note-t-elle.

Mme Kerr est d’abord arrivée à Dieppe, puis est montée à Saint-Omer, dans le nord de la France. Elle accorde beaucoup d’intérêt à ce pays, car elle l’a servi jusqu’en mars 1945 et qu’elle y a rencontré son mari: «il était dans l’armée britannique!»

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Dans le mess des officiers, l’émotion est forte. L’hymne français retentit, suivi de l’hymne canadien, largement repris, en anglais, par les personnes présentes à la cérémonie.

Mme Dowdeswell a honoré les hommes qui étaient sur le front lors du débarquement et les femmes qui ont contribué à la libération de la France: «C’était le test du courage. Les hommes et les femmes étaient là», malgré les risques.

«C’est reconnaître les gens qui ont contribué à la paix et qui ont sacrifié leur vie (…) pour le monde entier», insiste-t-elle.

Sacrifices

Le Consul général de France à Toronto, Jean-François Casabonne Masonnave, a également rendu hommage aux douze vétérans canadiens.

Puis la médaille honorifique leur a été décernée, au nom du Chef de l’État français, par Hervé Gobilliard, général d’armée, Grand Officier de la Légion d’honneur et président de la Société d’Entraide des Membres de la Légion d’honneur, accompagné de la lieutenante-gouverneure.

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«Notre pays s’est créé sur le sacrifice de soldats français et étrangers», martèle M. Gobilliard, il s’agit de «remercier les combattants alliés qui ont versé leur sang pour que la France soit libre et qu’elle ne soit pas sous le joug nazi».

«C’est indispensable de ne pas oublier le passé pour ne pas refaire les mêmes erreurs dans le futur», a-t-il ajouté.

Selon le ministère des Anciens Combattants, plus d’un million de Canadiens et de Terre-Neuviens, hommes et femmes, ont participé à la Seconde Guerre mondiale. Parmi eux, 45 000 sont décédées et 55 000 ont été blessés.

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