Crise existentielle au NPD

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Thomas Mulcair a perdu la confiance des membres de son parti, encore sous le choc du résultat des élections du 19 octobre: la troisième place, alors que le pouvoir paraissait à la portée de la main au milieu de l’été.

52% des 1800 délégués du Nouveau Parti Démocratique du Canada, réunis en congrès à Edmonton, ont voté dimanche pour tenir un congrès à la direction d’ici 24 mois.

Le discours du chef, juste avant le vote, n’aura inspiré que ses proches. L’appui d’Andrea Horwath, qui cherche désespérément, elle aussi, à diversifier et élargir la base du parti, n’aura pas suffi. Les invocations de saint Jack Layton non plus.

Le maraudage de l’aile paléosocialiste du NPD et l’interférence des vedettes signataires du manifeste écolo-communiste Un bond vers l’avant (The Leap Manifesto), que Mulcair fréquentait peu, auront contribué à sa défaite.

Et il n’a pas su calmer les inquiétudes de Rachel Notley, qui était l’hôte du congrès.

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À l’ère de Bernie Sanders et de Black Lives Matter, les militants «progressistes» du NPD «trop blanc» n’ont pas digéré avoir été doublés sur leur gauche en 2015 par un Parti libéral prêt à tous les déficits pour se rallier toutes les clientèles politiques.

Car, franchement, qu’aurait fait de plus que Justin Trudeau un premier ministre Thomas Mulcair jusqu’à maintenant?

Nommé plus de femmes que d’hommes au conseil des ministres?

Doublé les prestations d’assurance-emploi?

Réclamé un traité de Paris sur le climat encore plus contraignant?

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Accueilli encore plus de réfugiés syriens?

Remplacé la reine par un chef autochtone?

Prévu un déficit de 20 milliards $ au lieu des 10 promis par les Libéraux… qui en feront finalement 30… dans l’indifférence générale… alors qu’une tempête de critiques aurait accueilli n’importe quel déficit néo-démocrate?

Le NPD traverse une crise existentielle. S’il n’existait pas, faudrait-il l’inventer?

Pour offrir quelle troisième voie? Juste pour quitter complètement le théâtre de la guerre en Irak et en Syrie? Ou pour limiter l’action de nos agences anti-terroristes? Ou pour s’opposer à tous les pipelines ou à tous les traités de libre-échange?

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Ce n’est pas suffisant. En même temps, c’est injuste envers un parti à qui les autres ont volé tant d’idées (comme l’assurance-santé) et dont l’influence sur la scène politique canadienne a toujours dépassé les résultats électoraux.

Sans le NPD, personne ne réclamerait l’abolition du Sénat ou le mode de scrutin proportionnel ou l’augmentaion des taxes sur les corporations plutôt que sur les particuliers… mais ces débats se transporteraient chez les deux autres partis.

La cruelle réalité, c’est qu’on n’a pas besoin de deux partis de gauche ou de deux partis verts ou de deux partis pro-niqab. Aux prochaines élections (2020), l’alternative aux Libéraux de Justin Trudeau, ce sera le Parti conservateur de Maxime Bernier ou de Jason Kenney, pas le NPD de Cheri DiNovo ou de Naomi Klein.

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