Coup de jeune à l’Assemblée législative

Parlement jeunesse francophone

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La semaine dernière, près de 80 jeunes Franco-Ontariens de 11e et 12e années avaient pris leurs quartiers à la Chambre de l’Assemblée législative, dans le cadre du 7e Parlement jeunesse francophone de l’Ontario, une initiative lancée en 2007 par le député Jean-Marc Lalonde.

Divisés en plusieurs groupes représentant les principaux acteurs du monde politique, les jeunes incarnaient les députés de trois partis, les lobbyistes et les journalistes. Ils devaient préparer des interventions et travailler leurs argumentaires pendant des ateliers se déroulant en matinée, avant de rejoindre la Chambre de l’Assemblée législative pour se mettre dans la peau des vrais députés à partir du jeudi soir.

Comprendre les mécanismes

Organisée par la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO), le ministère de l’Éducation et le bureau du député de Glengarry-Prescott-Russell Jean-Marc Lalonde, le Parlement jeunesse francophone de l’Ontario offre une occasion aux élèves francophones de 11e et de 12e année de vivre au rythme des activités de l’Assemblée législative de l’Ontario, à Toronto avec des jeunes de partout en Ontario français, l’objectif principal étant de stimuler l’intérêt et l’engagement des élèves à l’égard de la politique et du fonctionnement de l’appareil gouvernemental en Ontario.

«On demande aux participants de la préparation individuelle avant le Parlement jeunesse. Il faut qu’ils lisent les projets de loi, qu’ils apprennent les procédures de la Chambre et on leur envoie de la recherche à lire», explique Andrée Newell de la Fesfo.

Les projets de loi ont été préparés par l’équipe de la Fesfo, après consultation des élèves. Cette année, les jeunes francophones devaient défendre trois projets de loi très différents touchant à l’éducation, à l’énergie et aux médias.

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Très éducatif

Divisés en trois groupes politiques, les participants ont chacun leur tour défendu leur proposition de loi sur la création d’une année de transition entre le palier secondaire et post-secondaire, l’installation d’une centrale nucléaire et la mise en place de sanctions pour limiter la violence dans les médias.

Impliquée dans l’organisation du Parlement jeunesse depuis sa création, Andrée Newell fait partie d’une équipe composée de 12 animateurs et de cinq coordonnateurs de la Fesfo, présents pour encadrer les élèves.

«Cette année, la formation des jeunes s’est faite très rapidement. Les jeunes ont été très impliqués dès le début. On a vu hier que la qualité du premier débat était très élevée, normalement on voit ça le deuxième jour», indique Andrée.

Alexandre Bazinet a participé au premier Parlement jeunesse il y a sept ans de ça et fait aujourd’hui partie des coordonnateurs. L’expérience avait été très enrichissante pour lui, il s’était fait de nombreux amis qu’il voit encore et avait goûté aux joies des débats politiques.

«C’était très éducatif. À l’époque je n’étais pas très intéressé par la politique, je croyais que c’était plate. Finalement ça m’a donné le goût et j’ai pris plein de cours de politique à l’université. Ce sont des souvenirs dont je vais toujours me rappeler», dit-il. Le fait de pouvoir s’asseoir dans les sièges des députés, d’avoir tout le décorum de l’Assemblée législative représente une chance dont les jeunes ont entièrement conscience.

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«J’étais très honoré de rencontrer les députés. On a l’opportunité de faire nos débats dans la Chambre et au début on est toujours gêné, mais au troisième débat tout le monde veut parler, ça devient très excitant», se souvient Alexandre Bazinet.

Les futurs députés?

Aujourd’hui, il transmet ce qu’il a aimé lors de sa participation au Parlement jeunesse aux élèves du secondaire comme Kisha, étudiante au Collège français de Toronto et seule représentante de son école.

Kisha participe à sa quatrième activité organisée par la Fesfo et à son premier Parlement jeunesse. Elle fait partie du caucus du centre qui défend l’installation d’une centrale nucléaire.

«C’est ma première participation et j’avais un peu peur parce que je suis la seule de mon école. Je ne savais pas ce qu’on allait faire. Quand j’ai demandé à mes amis de venir, ils ne voulaient pas! Je pensais qu’on allait avoir de vrais députés qui allaient nous regarder, mais quand j’ai vu que non, j’étais plus calme! Hier j’ai présenté un amendement au projet de loi sur l’éducation et à la fin, l’autre parti est venu me dire que je les avais convaincus», avance Kisha.

L’étudiante du Collège français connaissait déjà l’Assemblée, pour y être allée avec son école.

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«J’avais déjà vu un vrai débat, et c’était le bazar. Tout ce qu’on nous dit de ne pas faire à l’école, ils le font!», se souvient-elle.

Elle aussi se réjouit de l’honneur qu’ont les participants de pouvoir jouer leurs simulations au sein de l’Assemblée législative. «Je me sens comme le futur député!», s’amuse l’étudiante, qui attend de rentrer à l’université pour faire un bac en politique.

Ces amis l’encouragent et ses profs sont fiers d’elle. «Quand ils ont su que je participais, mes professeurs étaient super excités. Moi j’aimerais aussi faire ça pour mon école, représenter le futur et leur montrer quelque chose de concret sur le Parlement jeunesse», conclut Kisha, avant de retourner préparer son argumentaire pour le deuxième débat.

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